Pour Draghi, la Grèce doit manger son pain noir et surtout garder l'euro

Le président de la Banque centrale européenne, l'Italien Mario Draghi, le 13 mars 2012 à Paris
Le président de la Banque centrale européenne, l'Italien Mario Draghi, le 13 mars 2012 à Paris - © Lionel Bonaventure

Le président de la Banque centrale européenne, l'Italien Mario Draghi, invite les Grecs à se serrer la ceinture et à rester dans la zone euro pour sortir de la crise, dans un entretien au quotidien populaire allemand Bild de vendredi.

Les Grecs "font des sacrifices sur leur bien-être avec les baisses de salaires dans tous les secteurs", reconnaît M. Draghi, mais ces sacrifices "seront toujours moins douloureux au sein de la zone euro qu'en dehors", assure-t-il.

"Une sortie (de l'euro) et la possibilité de dévaluer sa monnaie n'améliorerait rien. L'obligation de se réformer n'en serait pas moindre. Et le revers de la médaille d'une sortie de l'euro serait une inflation élevée et une grande instabilité", ajoute-t-il.

En outre, "pour une durée impossible à estimer, plus personne ne prêterait à la Grèce l'argent qui lui est nécessaire", poursuit encore M. Draghi.


AFP
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