Pollution: Renault va rappeler 15 800 Captur diesel, dont 383 en Belgique

Il s'agit des modèles Captur, moteur diesel dCi 110, produits entre février et fin juillet
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Il s'agit des modèles Captur, moteur diesel dCi 110, produits entre février et fin juillet - © Archive FABRICE COFFRINI - AFP

Le constructeur automobile français Renault a confirmé mardi le rappel de quelque 15 800 véhicules Captur équipés de moteurs diesel, en raison d'une "erreur détectée et corrigée" à l'été 2015, tout en réaffirmant que ses modèles respectent les normes en vigueur pour les émissions de gaz polluants.

Le rappel concerne les Captur diesel 110 ch produits en Europe entre février et septembre 2015, a précisé Gaspard Gascon-Abellan, directeur de l'ingénierie de Renault, lors d'une conférence de presse au siège de l'entreprise, à Boulogne-Billancourt.

Parmi les 15 000 véhicules que le constructeur automobile a annoncé devoir rappeler, 383 se trouvent en Belgique, a indiqué Karl Schuybroek, porte-parole de Renault en Belgique.

Le constructeur a découvert en juillet "une erreur de calibrage" dans le système de dépollution de ces moteurs diesel, qui n'éliminait pas correctement les oxydes d'azote et le soufre, de sorte que "le filtre à particules perdait complètement son efficacité", a-t-il expliqué.

Ce défaut a été corrigé début septembre et le rappel a été lancé en novembre, a-t-il ajouté, qualifiant ce rappel de "ridicule par rapport à d'autres que l'on fait".

Dépassement en CO2 et NOx

La ministre française de l’Écologie, Ségolène Royal, a indiqué mardi matin sur RTL que Renault "s'est engagé à rappeler (...) 15 000 véhicules, pour les vérifier et les régler correctement pour que le système de filtration fonctionne".

Le constructeur a par ailleurs démenti des informations de presse sur un dépassement des normes de pollution de son modèle Espace 5. "C'est faux", a déclaré Thierry Bolloré, directeur délégué à la compétitivité, assurant que "Renault respecte toutes les normes".

Le groupe est sous le feu des critiques depuis l'annonce jeudi par Ségolène Royal d'un "dépassement de normes" pour les émissions de dioxyde de carbone (CO2) et d'oxydes d'azote (Nox), alors qu'étaient révélées le même jour des perquisitions effectuées début janvier par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

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