Plus de 51.000 Bruxellois vont travailler en Flandre, un record

Un peu plus de 51.000 Bruxellois travaillent en Flandre, un record. C’est 10.000 personnes de plus que 5 ans auparavant, soit une hausse de 12 %.
Un peu plus de 51.000 Bruxellois travaillent en Flandre, un record. C’est 10.000 personnes de plus que 5 ans auparavant, soit une hausse de 12 %. - © THIERRY ROGE - BELGA

Les Bruxellois sont de plus en plus nombreux à oser franchir les limites régionales pour aller travailler. Aujourd’hui, près de 77.000 Bruxellois ont traversé les frontières régionales en 2017. Et, le plus souvent, ils prennent la direction du nord : ils sont un peu plus de 51.000 à travailler en Flandre, un record. C’est 10.000 personnes de plus que 5 ans auparavant, soit une hausse de 12 %.

D’un autre côté, la navette entrante, c’est-à-dire la proportion de Wallons et de Flamands travaillant à Bruxelles, a connu une décroissance de -2,7% sur la même période 2012-2017. Et dans le même temps, l’emploi intérieur a connu une croissance de 1,6%. Celle-ci a principalement profité aux travailleurs bruxellois puisqu’on observe une croissance de ces derniers de 6,2%.

Le niveau de navette entrante est donc moindre en 2017 (48,9%) qu’en 2012 (51,1%). Cela veut dire qu’aujourd’hui, 48,9% des emplois en Région bruxelloise sont occupés par des Flamands ou Wallons. En 2012, ce chiffre était de 51,1%. En clair, auparavant, les emplois à Bruxelles étaient principalement occupés par des navetteurs. Depuis 2015, la tendance s’est inversée.

Taux d'emploi le plus élevé

"A Bruxelles, le taux d’emploi est de 56,2%. C’est le niveau le plus élevé depuis la création de la Région bruxelloise en 1989. Les nouveaux résultats publiés par le SPF Economie nous confirment que cette hausse n’est pas uniquement liée au fait que les Bruxellois sont de plus en plus nombreux à aller travailler dans les deux autres régions mais qu’ils sont aussi plus nombreux à occuper des postes précédemment pris par des navetteurs. C’est encourageant et cela nous motive à poursuivre nos efforts", commente Grégor Chapelle, le directeur général d’Actiris.

"Ce record du nombre de Bruxellois à l’emploi est réjouissant mais il reste du boulot", indique Didier Gosuin, Ministre bruxellois de l’Economie, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Selon lui, il faut encore améliorer l'adéquation entre les demandeurs d'emploi et le marché du travail :"Rome ne s’est pas faite en un jour. Il faudrait que les jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi soient mieux formés. 20 % de ceux qui s’inscrivent chaque année n’ont pas le diplôme du secondaire. Il faut travailler sur l’apprentissage des langues, la maîtrise des métiers, l’obtention d’un diplôme."

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