Restructuration de Carrefour: plusieurs supermarchés Carrefour fermés jusque samedi inclus

Des mouvements de grève spontanés ont éclaté ce mercredi dans plusieurs magasins Carrefour du pays. Certains supermarchés pourraient être fermés jusque samedi inclus.

Voici la situation, de source syndicale:

En Région bruxelloise: les magasins d'Evere et de Berchem-Sainte-Agathe sont fermés. Des arrêts de travail sont observés (sans véritable fermeture) à Auderghem, Kraainem et Drogenbos. Les magasins bruxellois devraient fermés vendredi et samedi.

En province de Liège, le Carrefour de Belle-Île restera fermé jusque samedi inclus. Il y a des assemblées dans les autres magasins.

En Brabant wallon, il y a des arrêts de travail au Carrefour de Bierges, ce magasin sera fermé vendredi et samedi.

Dans le Hainaut, le magasin de Haine-Saint-Pierre restera fermé jusque samedi inclus. Ceux de Gosselies et de Soignies, ouverts ce mercredi, seront fermés vendredi et samedi. Le supermarché de Mons est fermé jusque samedi. Une assemblée est prévue dans celui de Froyennes.

En province de Luxembourg, le magasin de Marche sera fermé vendredi et samedi.

Celui de Sint-Kruis (Bruges) est également fermé.

Le mouvement s'inscrit dans le cadre du plan de restructuration mis en oeuvre par Carrefour. La réunion entre direction et syndicats mardi s'est déroulée dans un climat "houleux", selon les mots de Myriam Delmée, vice-présidente du SETCa. L'entreprise précise sa position sur certains points dans la future organisation du groupe, mais aucune avancée n'a été engrangée.

"Politique irresponsable de la direction"

"La direction joue avec le feu", estime la syndicaliste, qui dénonce la politique "irresponsable" de la direction. "On veut faire passer cinq hypermarchés en supermarchés le 1er juillet, alors que les vacances commencent et que les magasins tourneront avec bon nombre d'étudiants", s'étrangle-t-elle.

Le mouvement de grève n'est pas organisé, précise Mme Delmée, qui parle d'un "coup de semonce" et agite la menace d'une grève générale au sein de l'entreprise si les discussions ne progressent pas prochainement.

La direction est "surprise"

Carrefour se dit "surpris" par ces actions. "Nous comprenons les émotions du personnel, mais ne saisissons pas pourquoi ce mouvement intervient maintenant", déclare Baptiste van Outryve, porte-parole de l'enseigne. "Nous sommes encore en plein dans les négociations et nous enregistrons des progrès. Nous avons également fait des concessions", se défend l'entreprise.

Ce mouvement de grève concerne les magasins du groupe Carrefour et n'est pas lié à celui en cours dans les magasins gérés par le groupe Mestdagh, qui a annoncé une restructuration lundi.

Carrefour avait annoncé la suppression de 1.233 emplois en janvier.

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