Philippe Godfroid élu président de l'UCM sur fond de luttes intestines

Marie-Anne Belfroid-Ronvaux, la présidente sortante de l'UCM
Marie-Anne Belfroid-Ronvaux, la présidente sortante de l'UCM - © Archive BELGA/NICOLAS MAETERLINCK

Le hennuyer Philippe Godfroid a été élu non sans bisbille, mercredi soir, nouveau président de la fédération nationale de l'Union des Classes moyennes (FNUCM).

 

Il succède à ce poste à Marie-Anne Belfroid-Ronvaux qui quittera ses fonctions à la fin du mois de juin, a annoncé l'organisation d'indépendants.

Philippe Godfroid, actuel président de l'UCM Hainaut, a été élu pour 4 ans, "à l'unanimité des administrateurs présents", a précisé le porte-parole de l'UCM.

Cette nomination a toutefois suscité de nombreux remous, les administrateurs du Brabant wallon, du Luxembourg et de Liège - qui soutenaient le candidat brabançon - n'ayant finalement pas participé à l'élection.

"Compte tenu des événements récents, plusieurs provinces ont décidé de ne pas prendre part au vote", a expliqué l'UCM Liège dans un communiqué. Au total, 11 administrateurs sur 24 ont ainsi quitté la réunion. Quant aux adversaires de Philippe Godfroid à la présidence - Philippe Ledent, vice-président exécutif de l'UCM Luxembourg et François Remy, vice-président de l'UCM en Brabant wallon - ils ont finalement retiré leur candidature avant le début du scrutin.

Luttes intestines

"En 36 ans à la tête de l'UCM, je n'ai jamais vu ce qu'il s'y passe actuellement", a pour sa part commenté Roger Mené, président de la section liégeoise de l'Union des classes moyennes. "C'est dommage car pendant que nous sommes confrontés à ces luttes intestines, nous ne parlons pas de relance", a-t-il ajouté en assurant toutefois que sa section "continuera à faire son travail et à servir les indépendants".

"Les provinces du Hainaut et de Namur ont fait main basse sur la nouvelle section de Bruxelles et ont renversé la majorité en faveur de Philippe Godfroid. On peut vraiment parler de mauvaise gouvernance", a pour sa part analysé l'ex-candidat brabançon François Remy. "La volonté d'éviter que je me présente à la présidence était clair", a-t-il poursuivi sans exclure de quitter l'organisation.

Reste qu'une éventuelle implosion de l'UCM ne semble pas à l'ordre du jour. "On n'en est pas là. Nous avons émis des réserves face à l'élection qui n'a pas eu lieu dans des conditions normales mais pour l'instant, ça ne va pas plus loin", a expliqué Roger Mené.

Belga

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