Pensions: les assurances critiquent les rendements du deuxième pilier

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Le secteur des assurances appelle le gouvernement à revoir les contrats existants d'assurances complémentaires dans le secteur privé. Assuralia exige que le rendement garanti de 3,25% soit revu à la baisse, jusqu'à 0,4%. Argument: le rendement actuel n'est plus être tenable. La facture pour les entreprises pourraient être astronomique.

Ces assurances sont contractées par les employeurs au profit de leurs travailleurs, c'est ce que l'on appelle le deuxième pilier pension, à côté donc des pensions légales. Assuralia mène un important lobbying sur ce thème depuis longtemps.

Le problème n'est pas neuf, mais c'est la première fois que les assureurs demandent de revoir les contrats existants.

Passer de 3,25% de rendement à 0,4% pour les versements encore à venir jusqu'à la pension entrainerait de sérieuses pertes financières pour les travailleurs.

Le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), a déjà annoncé qu'il souhaitait trouver une solution. Mais l'idée provoque une levée de boucliers du côté du PS, qui se demande jusqu’où ira le gouvernement fédéral dans l'appauvrissement des pensionnés, déjà touchés par les autres mesures.

Du côté du sp.a, cette mesure sonnerait la fin du 2ième pilier. Un paradoxe alors que ce 2ième pilier est un élément central dans la reforme des pensions du gouvernement Michel.

Levée de boucliers également au Setca: ce serait une rupture de contrat, dénonce le syndicat, qui pointe les milliers d'euros perdus pour les travailleurs. Inacceptable aussi pour la LBC de toucher à ce salaire différé. Conclusion, dit la CSC, ce sont bien les pensions légales qui doivent être renforcées..

Enfin, Test Achat conteste les arguments d'Assuralia: d'importants acteurs du secteur eux même estiment ne pas avoir de difficultés à remplir les obligations de rendement.

W.F., avec M-P. Jeunehomme

 

 

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