Pas question de revenir revenir sur la taxe carbone, dit l'Union européenne

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"Nous ne céderons pas au sujet de notre législation", a déclaré le porte-parole de la Commission européenne pour le climat, Isaac Valero-Ladron, en réaction à l'interdiction faite par le gouvernement chinois à ses compagnies aériennes de payer cette taxe.

"La Commission reste confiante dans le fait que les compagnies chinoises vont respecter notre législation lorsqu'elles vont atterrir ou décoller d'Europe, lorsqu'elles opèreront en Europe", a-t-il ajouté.

Du fait des pénalités prévues, "ce serait beaucoup plus coûteux de ne pas respecter cette législation que de le faire" a averti le porte-parole.

Dans le même temps, il a assuré que les Européens étaient disposés à "discuter" avec les pays ou compagnies mécontents afin "d'examiner leurs préoccupations". Il a rappelé que l'UE était prête à exempter les compagnies originaires de pays qui mettraient en place un système de droits à polluer pour le secteur du transport aérien équivalent au dispositif européen.

De même, il a aussi souligné que l'UE était disposée à "amender" sa législation si un accord mondial sur la réduction des émissions de CO2 était conclu par le secteur.

Par cette loi entrée en vigueur au 1er janvier, les Européens veulent obliger toutes les compagnies aériennes, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Selon la Chine, la loi européenne coûtera 800 millions de yuans (97 millions d'euros) en 2012 à ses compagnies aériennes, et ce coût sera multiplié par quatre en 2020.


Belga
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