Paradise Papers: Total rejette des accusations d'optimisation fiscale

Paradise Papers: Total rejette des accusations d'optimisation fiscale
Paradise Papers: Total rejette des accusations d'optimisation fiscale - © DENIS CHARLET

Le géant énergétique Total a rejeté mardi des accusations de certains médias, dans le cadre de l'enquête sur les "Paradise Papers", selon lesquelles le groupe utiliserait des filiales aux Bermudes à des fins d'optimisation fiscale.

Selon un article publié mardi sur le site de franceinfo, les documents des "Paradise Papers" ont permis de mettre en évidence que "sur une partie de ses activités", notamment toutes les activités non extractives implantées aux Émirats arabes unis, "Total ne paie pas d'impôts sur les sociétés".

"Les bénéfices remontent donc vers leur actionnaire, souvent une filiale de Total aux Bermudes avant d'arriver en France", souligne l'article de franceinfo, qui cite en particulier les investissements réalisés par le groupe dans les projets gaziers "Dolphin Project" et "Qatargas II" au Qatar et aux Emirats arabes unis, via des sociétés immatriculées aux Bermudes.

Tout en reconnaissant avoir détenu ces filiales aux Bermudes jusqu'en 2015, Total assure dans un communiqué que l'utilisation de ces sociétés, dont il n'a "jamais caché l'existence", "n'a permis aucune optimisation fiscale" mais que leur constitution répondait à "des objectifs opérationnels". Ces sociétés "ont été constituées sous une législation non française afin d'éviter le risque de change grâce à la tenue de comptes en dollars, tout en ayant exactement la même fiscalité que si ces investissements avaient été réalisés via une société française", explique le groupe dans un communiqué.

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