Osimis, la start-up belge qui simplifie l'échange et la consultation des examens d'imagerie médicale

Le dossier d’Écomatin était consacré ce mercredi à Osimis, une start-up liégeoise active dans le domaine de l’imagerie médicale. L'entreprise est née au CHU de Liège il y a un peu plus de trois ans. Osimis commercialise Lify, une solution qui simplifie l’échange et la consultation des examens d’imagerie médicale — radiographies, IRM ou scanners par exemple.

"Toutes ces modalités d’imagerie vont produire de grandes quantités d’images qui sont stockées dans un serveur central aux hôpitaux, et qu’il s’agit après de mettre à disposition des praticiens, des patients et d’échanger entre hôpitaux", explique Sébastien Jodogne, chief scientific officer d’Osimis. C’est lui qui, au départ, a développé le logiciel libre et open source Orthanc sur lequel repose la plateforme Lify.

"Dans le cas d’une IRM, ce qu’on va certainement voir, c’est par exemple un partage d’images pour demander une seconde expertise, poursuit Sébastien Jodogne. Nous allons donc par exemple mettre à disposition l’image sur un serveur Internet, qui va permettre à quelqu’un situé à distance de prendre connaissance de l’image et de poser un diagnostic personnalisé au bénéfice du patient. C’est un exemple, mais évidemment nous en avons d’autres. Par exemple, dans le cadre de l’oncologie, ce qu’on voit régulièrement, c’est qu’un patient se fait diagnostiquer dans un hôpital A, mais il va falloir envoyer les images à l’hôpital B pour faire une prise en charge de radiothérapie par exemple."

Meilleur suivi du dossier

Avec cette solution, plus besoin donc de graver le CD avec les images médicales et de l’envoyer par courrier ou de le confier au patient qui pourrait l’égarer au lieu de le remettre à son médecin. Tout est désormais en ligne. L’autre avantage est évidemment que l’accès en ligne à toute cette imagerie médicale doit aussi permettre d’éviter de refaire des examens qui ont déjà été faits. Il y a là une belle promesse d’économies pour notre système de santé.

Cette solution ne tourne pas dans tous les hôpitaux belgesÀ ce jour, Osimis compte une soixantaine de clients dans 14 pays tout de même, dont 22 hôpitaux. La spin-off n’existe que depuis trois ans. Ses ventes ont doublé l’année passée. Elles sont encore modestes, 500.000 euros, mais la société a de l’ambition. Elle vient de lever 2.300.000 euros pour assurer son développement. C’est la priorité de son patron, Frédéric Lambrechts. "Cette levée de fonds vise à développer l’entreprise d’un point de vue commercial, mais aussi de continuer à étendre le code d'Orthanc, qui est le logiciel open source, et également de permettre à notre plateforme Lify de pouvoir être déployée de manière industrielle", détaille-t-il.

Osimis emploie une quinzaine de personnes pour le moment, mais elle compte engager rapidement des informaticiens et des commerciaux en technologie médicale pour suivre la demande. Entre six et huit personnes devraient être engagées dans les mois qui viennent.

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