Oeufs contaminés au fipronil: onze prévenus jugés dans l'affaire des œufs contaminés au fipronil

Le tribunal correctionnel d'Anvers se penchera, à partir de jeudi, sur le dossier "fipronil". À l'été 2017, des centaines d'élevages de volailles en Belgique et aux Pays-Bas avaient été mis à l'arrêt après la découverte de la présence de fipronil, un insecticide, dans des œufs de poule. Sept personnes et quatre entreprises sont poursuivis.

Le 2 juin 2017, une usine de Saint-Nicolas avait informé l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) que du fipronil avait été trouvé dans des œufs destinés à la consommation humaine lors d'un échantillonnage. L'usine avait reçu les œufs d'une ferme avicole de Lokeren.

La société néerlandaise de désinfection Chickfriend avait traité les granges avec du Dega-16. Le produit a également été utilisé dans des centaines d'autres élevages de volailles en Belgique et aux Pays-Bas.

L'entreprise Poulty-Vision située à Weelde (Ravels) aurait mélangé ce pesticide légal avec un médicament pour animaux appelé fiprocid et dont l'agent actif est le fipronil. Avant le développement du "Dega-16", il existait le produit Miteclean pour le traitement des poux rouges, dont la substance active était l'amitraz. L'amitraz et le fiprocid auraient été importés de Roumanie sans licence par Poultry-Vision.

Jeudi s'ouvre le procès contre les vendeurs du Dega-16, du Miteclean et contre les entreprises spécialisées qui ont utilisé ces produits. Les principaux prévenus sont l'entreprise, aujourd'hui en faillite, Agro Remijsen, à qui appartient Poultry-Vision, et son directeur, Patrick R.

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