Nucléaire à l'arrêt: le risque de black-out existe, confirme la CREG

Selon le régulateur du secteur énergétique, il n'existe aujourd'hui aucun risque de coupures d'électricité mais en cas d'hiver froid, le risque d'enregistrer des problèmes en matière de sécurité d'approvisionnement augmente et avec lui le risque de black-out. Le 10 août dernier, Laurent Jacquet, porte-parole de la CREG, expliquait déjà dans un chat sur RTBF Info que "l'arrêt des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 ne devrait pas poser de problème d'approvisionnement actuellement, car c'est l'été et la consommation est traditionnellement plus faible que le reste de l'année. Par contre, si cet arrêt devait perdurer et si l'hiver était rigoureux, on verrait le risque de rupture d'approvisionnement en électricité augmenter fortement".

La CREG soutient la piste du secrétaire d'Etat à l'Energie Melchior Wathelet de faire tourner plus longtemps des centrales telles que celles de Ruien (charbon et gaz naturel) et Drogenbos (centrale TGV). Ces centrales, qui tournent déjà mais pas à pleine capacité et qui sont prochainement appelées à fermer leurs portes, représentent une capacité de 1.000 MW, contre 2.000 MW pour Doel 3 et Tihange 2.

L'importation d'électricité pourrait également atténuer le risque mais des pays comme l'Allemagne et la France sont déjà importateurs d'électricité en cas d'hiver particulièrement froid.

La CREG rappelle toutefois l'existence, en cas de risques de coupures d'électricité, d'accords entre le gestionnaire du réseau haute tension Elia et de grands consommateurs industriels d'électricité afin de diminuer la consommation.

La CREG plaide pour une plus grande attractivité susceptible de pousser des investisseurs à construire de nouvelles centrales électriques dans notre pays. La construction d'une nouvelle centrale peut facilement prendre de quatre à cinq ans, souligne encore le régulateur.

RTBF avec Belga

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