Nouvelle étape de franchie pour Air Belgium, la compagnie a reçu son premier avion

Nouvelle étape de franchie pour Air Belgium, la compagnie a reçu son premier avion
Nouvelle étape de franchie pour Air Belgium, la compagnie a reçu son premier avion - © Tous droits réservés

La nouvelle compagnie aérienne Air Belgium a reçu son premier avion A340, il arrive aujourd’hui en Belgique. Un décollage presque immédiat pour cette nouvelle compagnie belge.

"Oui, c’est à peu près immédiat, même si en aviation les choses durent en général un certain temps parce que les procédures et les processus sont assez longs. Mais oui, on est dans les derniers jours des préparatifs", explique Niky Terzakis, le fondateur et patron d’Air Belgium.

Recrutements encore en cours

300 personnes travaillent aujourd'hui pour la compagnie et "l'état d’esprit est vraiment super bon, les gens sont enthousiastes et se démènent comme jamais. J’ai mis un certain temps à m’entourer d’une super équipe et je suis très fier d’avoir l’équipe actuelle, qui sont de grands professionnels avec beaucoup d’expérience et qui revivent un démarrage, et ça, c’est toujours évidemment excitant pour l’ensemble du personnel."

Et les recrutements ne sont d'ailleurs pas du tout terminés: "ils n’en sont quelque part qu’au début. Nous avons beaucoup de personnels au sol, les personnels navigants sont en cours de recrutement, donc il reste encore 200 personnes à recruter."

Bientôt les premiers décollages

"On est vraiment dans les derniers jours au niveau des certifications de la compagnie, de son personnel, des avions, et ainsi de suite. On est donc à peu près à un peu plus d’un mois, à cinq semaines du lancement des vols commerciaux."

Plus précisément, ils débuteront fin mars, début avril selon le directeur. "Tout dépend un peu de l’octroi de la licence, qui est une question de jours maintenant. Et puis une fois cette licence en mains, on doit évidemment demander les droits de survol."

Une licence difficile à obtenir, "un travail de longue haleine, c’est un travail intense de beaucoup d’équipes, très méticuleux. Contrairement à ce qui est peut-être pensé, la demande de la licence n’a été soumise qu’au mois de novembre et l’administration de l’aéronautique fait un travail d’arrache-pied également pour nous aider à obtenir cette licence. Donc non, ça se passe très bien."

Direction l'Asie

Les premiers vols seront à destination de la Chine et Hong Kong, ce qui n'est pas un hasard. "C’est simple. C’est l’Asie qu’on vise, et la Chine singulièrement, simplement parce que c’est le plus grand marché planétaire avec 1,4 milliard de passagers."

En bref, selon lui, faire du commerce là où il y a du commerce à faire: "Il y a à peu près 80 millions de passagers par an entre l’Europe et l’Asie, et la Chine est un marché en forte croissance aussi. C’est donc vers la Chine qu’on s’oriente. Deuxièmement, c’est également parce que la Belgique est mal desservie en vols long-courriers, ailleurs que l’Afrique évidemment, et notamment sur le marché principal qui est l’Asie."

Un chemin parsemé d’embûches 

Et les difficultés pour créer une compagnie de toutes pièces, en partant de zéro, sont nombreuses. "Elles sont multiples, mais c’est une entreprise comme une autre quelque part. La seule chose c’est que c’est un secteur compliqué", ajoute-t'-il.

Les avions aussi coûtent chers et même "très cher, c’est vrai, mais c’est une activité comme une autre également, et donc il y a beaucoup d’études de marché à faire, il y a énormément de processus administratifs à passer, de certifications, et ainsi de suite. Ça prend donc du temps et il vaut mieux prendre son temps pour décoller et bien décoller que de décoller dans le rush et s’écraser en bout de piste."

Il explique aussi que le contexte de l'aérien commercial est assez bon pour l'instant, notamment dans les compagnies européennes, un élément très positif pour eux. "Quand il fait mauvais d’un côté de la planète, il fait bon de l’autre côté, donc c’est assez cyclique, c’est vrai. Mais nous avons des atouts. Air Belgium est une nouvelle compagnie avec une offre particulière sur des dessertes de niches, on a donc toutes nos chances."

Charleroi comme base d'exploitation

Plutôt que de choisir de décoller depuis la capitale, Air Belgium décollera de Charleroi. "Je vous dirais: et pourquoi pas ? Charleroi n’est pas engorgé, l’accessibilité pour tout le monde en Belgique est plus facile à Charleroi, les consommateurs clients passagers nous disent " on ne voit pas pourquoi on n’aurait pas de choix également de point de départ ", ce qui est très courant dans les grandes capitales voisines, il y a la ponctualité, il y a le service…"

"L’aéroport de Charleroi va se transformer et va offrir des services tout à fait comparables et nous avons pris la vision à long terme sur cette base-là."

Pour l'instant ils s'intéressent uniquement au long courrier. "Sur des court-courriers ou moyen-courriers, c’est-à-dire intra Europe, on pense plutôt faire des arrangements avec des compagnies aériennes régulières qui sont déjà sur place. On ne peut pas tout faire bien et le marché intra européen est plus compliqué et plus difficile financièrement que les long-courriers."
 

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