Nouveau record de faillite : l'UCM exige des mesures urgentes

Record de faillites en Belgique (image d'illustration)
Record de faillites en Belgique (image d'illustration) - © Archive NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Selon l'agence Graydon qui recense chaque mois les faillites en Belgique, il n'y a jamais eu autant de dépôts de bilan et de pertes d'emploi au sein des entreprises belges. Et ce sont particulièrement les plus petites qui sont frappées de plein fouet. La crise économique en est la principale cause mais pas seulement dénonce l'organisation patronale, qui lance un appel aux pouvoirs publics pour qu'ils prennent des mesures urgentes.

1332 faillites en septembre, le record est à nouveau battu. Les frémissements d'une relance économiques ne bénéficient manifestement pas à ces très petites entreprises, qui comptent moins de dix salariés. Ce sont elles qui souffrent le plus de la crise, mais tout le monde est touché affirme Thierry Evens, porte-parole de l'UCM : "Ce qui est frappant, c’est que toutes les entreprises sont vraiment concernées, dans les trois régions du pays. L’augmentation est un peu plus forte en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles. Certains petits secteurs comme le commerce de gros s’en sortent mieux, mais globalement tout le monde est touché".

Qui dit faillites dit pertes d'emploi: 2833 en septembre, soit un peu plus de deux par dépôt de bilan. "2833, c’est deux fois Caterpillar : il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Comme ce sont des tout petits, on ne les entend pas. Mais c’est quelque part ‘le silence des agneaux’ " poursuit Thierry Evens.

Handicaps

Alors l'UCM lance un appel urgent aux pouvoirs publics. Les causes de ces faillites ne sont pas seulement économiques selon l’organisation : "La situation économique est difficile mais il y a d’autres handicaps propres à la Belgique. Et le premier d’entre eux c’est le coût du travail : les charges sociales sur les trois ou les cinq premiers emplois. C’est là où il faut agir" demande Thierry Evens.

Autres mesures réclamées: l'assouplissement des paiements pour la TVA et l'ONSS et l'obligation pour les pouvoirs publics de régler leurs dettes envers leurs fournisseurs beaucoup plus vite. C'est à ce prix qu'on évitera pareille hémorragie sociale.

Thierry Vangulick

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