Nourriture pour animaux : les Belges ont dépensé sans compter en 2020

Le "pet food", autrement dit la nourriture que nous achetons pour nos animaux de compagnie est un marché d’environ 660 millions d’euros en Belgique. Et en 2020, il faut le dire, les propriétaires de chats et de chiens ont dépensé sans vraiment compter pour les nourrir, explique Florence Maniquet, porte-parole de Nestlé en Belgique, qui commercialise la marque Purina : "Ils se sont tournés vers des produits plus haut de gamme. Mais ce qui a vraiment été un boom extraordinaire, c’est ce qu’on appelle les snacks pour les chats. Donc là, on compte une augmentation entre 15 et 20% d’achat et pour les chiens, entre 5 et 10%. Donc, ce qui est vraiment énorme. Il s’agit vraiment de produits pour créer du lien avec son animal. Et dans cette période qui était particulièrement dure pour beaucoup de gens, on a remarqué que créer du lien avec son animal était particulièrement important, était une source de satisfaction pour les consommateurs".

Beaucoup de familles ont accueilli en 2020 un animal de compagnie qu’ils n’avaient pas auparavant. Les professionnels ont constaté une tendance à une montée en gamme qu’ils qualifient par le néologisme un peu barbare de "prémiumisation". Une autre tendance s’est accélérée en 2020 : c’est la nutrition personnalisée. : "La science a beaucoup évolué pour les animaux et donc on arrive maintenant à développer des produits qui s’adaptent vraiment très, très bien au type d’animal et avoir de très bons résultats. Donc, on va avoir en fonction de la taille, du poids, si un chat est castré ou pas. Donc, les consommateurs ont vraiment envie de cibler et de faire plaisir le maximum à leur animal, mais de le soigner et faire vraiment de la nutrition personnalisée avec leur animal", poursuit Florence Maniquet.

Les propriétaires de chiens et de chats ont certes dopé leurs achats dans la nourriture, mais également dans le non-food, constate Thierry le Grelle, le patron de l’enseigne Tom&Co : "Dans les deux catégories, on a vu une croissance et il est clair que les animaux prennent une place plus importante dans la famille, dans le salon également, dans la cuisine. Les possesseurs d’animaux veulent décorer leur maison aussi et achètent du non-food, des paniers plus jolis, des jouets pour leurs animaux". Les ventes de cette enseigne ont progressé de plus de 15% l’an dernier, 241 millions d’euros au total. Mais il y a aussi un effet expansion parce que Tom&Co a ajouté plusieurs nouveaux magasins à son réseau de franchisés. À périmètre constant, la hausse est tout de même de 10% sur un an. C’est loin d’être négligeable.

Commerce en ligne

Thierry le Grelle estime que le réseau de magasins franchisés et le commerce en ligne sont aussi indispensables l’un que l’autre. Ils sont complémentaires : "Nous voulons être un acteur omnicanal, ce qui veut dire que le client doit pouvoir acheter quand il veut, où il veut. Que ce soit en magasin ou en ligne. Il est clair que la crise du Covid a accéléré chez nous le développement de l’omnicanalité. Nous avons lancé un e-store en 2020 qui a permis aux clients, justement, de pouvoir acheter en ligne et aller les chercher en magasin. Et depuis lors, nous avons également commencé la livraison à domicile". Le commerce en ligne représente un petit 20% des ventes de nourriture pour animaux.

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