Négociations sur les prépensions chez Arcelormittal: entre 69 et 470

ArcelorMittal : les négociations promettent d’être tendues.
ArcelorMittal : les négociations promettent d’être tendues. - © BRUNO FAHY - BELGA

Combien de sidérurgistes liégeois vont-ils pouvoir partir en prépension? C'est l'enjeu des négociations sociales qui ont commencé cette semaine, chez Arcelormittal. Les syndicats ont soumis à la direction trois hypothèses. Trois plans qui rappellent un peu conte "Boucle d'or et les trois ours": un petit, un moyen, et un grand. Et, comme dans le conte, c'est le milieu qui a les faveurs de la multinationale.

Les syndicats avaient annoncé lundi lors de la reprise des négociations portant sur le volet social leur souhait de proposer plusieurs pistes de réflexion pour sauver un maximum d'emploi. Ce mercredi, ils ont fait certaines propositions à la direction concernant les prépensions. Le front commun souhaite obtenir la prépension des travailleurs à partir de 52 ans et demi.

La parabole des trois ours

Si l’on applique strictement la loi à la lettre, A la date de l'annonce des fermetures, ils sont, en tout et pour tout, soixante-neuf sidérurgistes liégeois à pouvoir bénéficier d'une retraite anticipée avec complément de chômage. D'où la nécessité, pour amortir le choc et limiter les licenciements secs,  de demander au gouvernement fédéral des dérogations: abaisser l'âge, allonger la période.

"Vous le voyez comment, votre plan d'accompagnement "

Les syndicats ont étudié diverses variables, et ils sont venus, ce mercredi, avec trois propositions. Selon les critères retenus, les "prépensionnables" passent à trois cent trente, trois cent septante, ou quatre cent septante. D'où cette question, à la direction: "Vous le voyez comment votre plan d'accompagnement social ? Petit, moyen ou grand ?"

Aurea mediocritas

Le groupe Arcelormittal a demandé un délai de réflexion, et les pourparlers ont été suspendus jusqu'à lundi. Les préférences de la multinationale vont clairement à l'hypothèse intermédiaire. Elle doit faire ses comptes, parce que, depuis la réforme, c'est à l'employeur de payer. Trois cent septante prépensions, c'est vraisemblablement la base de discussion pour la suite des négociations.

Michel Gretry

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK