Moody's place la note de crédit AAA des Etats-Unis sous surveillance

"Ça suffit", c'est ce qu'a lancé Barack Obama, mercredi, au terme d'une réunion houleuse sur le relèvement du plafond de la dette américaine. Le président américain a affirmé aux représentants du Parti républicain qu'il ne ferait aucune concession supplémentaire, même s'il devait mettre son mandat en péril.

Le ton est tellement monté lors de cette réunion que Barack Obama a fini par claquer la porte, selon un élu républicain à la Chambre. Plusieurs responsables démocrates ont toutefois jugé ce témoignage "exagéré". 

Barack Obama, qui doit recevoir à nouveau les responsables parlementaires ce jeudi, les a invités à renoncer aux manœuvres politiciennes. Pour le président américain, ces manœuvres empêchent la conclusion d'un accord. Il a fixé à vendredi la date limite des discussions.

Les républicains majoritaires à la Chambre des représentants veulent des coupes drastiques dans les dépenses afin de s'attaquer à un déficit sans précédent. Pour leur part, le président Obama et les démocrates souhaitent accompagner ces mesures d'une hausse de la fiscalité pour les plus riches. Ce que refusent les républicains.

Alors que les discussions sur la dette américaine tournent à l'aigre entre démocrates et républicains, l'agence de notation Moody's a placé la note souveraine des Etats-Unis sous surveillance, avec risque de déclassement. Faute d'un relèvement du plafond de la dette, les pouvoirs publics seront en cessation de paiement le 2 août. 

N. Willems
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