Molengeek, un centre collaboratif pour chercher les talents

Crée à Molenbeek au début de 2016, le centre de coworking Molengeek travaille selon une méthode vraiment collaborative.
Crée à Molenbeek au début de 2016, le centre de coworking Molengeek travaille selon une méthode vraiment collaborative. - © Tous droits réservés

Direction Molenbeek pour faire le bilan d'un centre de coworking axé sur les technologies de la communication. Un an après sa création, il affiche complet et il doit s'agrandir, voire se multiplier.

Ce centre est le projet conjoint de deux passionnés d'informatique qui ont chacun un solide parcours dans le domaine. La française Julie Foulon et le belge Ibrahim Ouassari lancent Molengeek au début 2016 Patron d'une PME active dans les services, Ibrahim Ouassari explique sa démarche : " C’est le constat que j’ai fait que tout ce monde de technologies, ce monde peuplé de gens extraordinaires n’était pas accessible à mes voisins, aux jeunes de mes quartiers. Notre objectif est donc de le rendre accessible pour qu’ils puissent se projeter dans une autre carrière que celle qui est déjà en tête comme chauffeur de bus ou de taxi ".

Molengeek est axé sur la volonté d'acquérir des compétences. Outre l'espace de coworking, il y a une formation en codage très suivie au point de devoir refuser de très nombreux candidats.

Après un peu plus d’un an, il est possible de chiffrer le bilan. C'est une communauté de 200 personnes, dont 60 membres actifs quotidiennement, trois SPRL crées par des membres et une demande telle que le centre s'agrandit.

Des talents

Avec un changement de perspective qui est essentiel. Ibrahim Ouassari : " Au début, je définissais l’initiative comme ramener un monde d’opportunités dans des quartiers en manque d’opportunités. A présent, je la définis plus en ramenant des talents dans ce monde-là pour faire en sorte de franchir et de passer une étape supplémentaire dans cet écosystème technologique. Il y a vraiment des gens motivés, plein d’envies qui viennent de Molenbeek comme d’ailleurs ".

Ce succès s’explique par deux éléments. D’une part  la réponse à un besoin qui va bien au-delà des seuls quartiers voisins et, d’autre part, le retour à la vraie notion de coworking, travailler ensemble.

Avec un associé Loïc Jaillat développe un appli touristique permettant de trouver les lieux correspondants à nos préférence dans le monde entier. C'est à Molengeek qu'il la met au point : " Dans la plupart des espaces de coworking que l’on trouve ici à Bruxelles, à Paris et dans les grandes villes, les gens louent un mini-espace dans un open space. Ils ne se connaissent absolument pas et ils n’ont aucune idée de ce que font les autres personnes. Nous nous en sommes rendu compte dans les autres incubateurs où nous avons travaillé. La première journée où nous sommes arrivés à Molengeek, nous avons eu un problème informatique et un codeur membre du centre est venu nous aider spontanément. Il a consacré deux heures de son temps à nous aider. A ce moment, nous nous sommes dit ouah ! Nous sommes arrivés vraiment arrivés là où nous voulions être ".

Gratuit mais collaboratif

C'est le principe fondamental de ce centre. Son utilisation est gratuite. En contrepartie les membres s'échangent leurs compétences et leur temps. C'est la règle et quand on visite Molengeek, on voit que cela marche. Une vraie ruche qui bourdonne d'activité !

L'accès est gratuit, mais alors qui paie? Pour l'instant le centre bénéficie d'un subside du fédéral, mais il n'est pas durable. Des partenariats sont en train de se mettre en place avec le secteur public et des entreprises. Même si le succès est au rendez-vous, il doit encore être pérennisé.

Et peut-être multiplié car la formule du coworking vraiment collaboratif de Molengeek pourrait parfaitement être reproduite ailleurs. Quel que soit le type d’environnement.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK