Mittal à l'Assemblée nationale française, Ecolo le veut en Wallonie

"Il a accepté cette invitation et l'a confirmé par écrit", a indiqué le député français au cours d'une audition de la commission d'enquête sur la situation de la sidérurgie et de la métallurgie françaises et européennes et sur les conditions de leur sauvegarde et de leur développement.

Apprenant cette nouvelle, Ecolo a demandé que le PDG se déplace également en Belgique. "S'il vient se justifier devant l'Assemblée nationale, il pourrait au minimum aussi s'expliquer au Parlement wallon", a affirmé Christian Noiret, évoquant le nombre supérieur de pertes d'emploi programmées par le groupe en Wallonie par rapport à la France.

Le député écrira en ce sens à la présidente de la commission de l'Economie, Chantal Bertouille (MR), et au président du parlement, Patrick Dupriez (Ecolo).

Le patron d'ArcelorMittal avait été mis au pilori par le ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg après avoir annoncé la fermeture les hauts-fourneaux du site de Florange en Lorraine et la suppression de 629 postes sans licenciement en raison d'un marché de l'acier atone.

Il l'a été de la même manière quelques semaines plus tard en Belgique, en annonçant en janvier son intention de ne conserver, à Liège, que 5 lignes à froid sur 12, mettant en péril quelque 1300 emplois.

Après la fermeture des hauts fourneaux de Liège et Florange, le sidérurgiste fait actuellement fonctionner 16 de ses 21 hauts-fourneaux en Europe.


Belga

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