Missions économiques: la monarchie, "très profitable pour nos entreprises"

Trouver un remplaçant ou une repmlaçante au futur Roi pour accompagner les missions économiques
Trouver un remplaçant ou une repmlaçante au futur Roi pour accompagner les missions économiques - © DIRK WAEM - BELGA

C'est une des questions annexes liées à l'abdication prochaine du Roi Albert: qui va succéder au Prince Philippe pour présider les grandes missions de notre commerce extérieur ? A ce jour, la question n'est officiellement pas tranchée même si le nom de la princesse Astrid revient avec insistance. Pour l'Awex, l'important est de bénéficier de la visibilité de la monarchie.

Les missions économiques princières, quatre par an, sont présidées depuis des décennies par le prince héritier, le Prince Philippe, depuis 1993; le Prince Albert avant lui. Mais dans quelques jours, l'héritier du trône sera la Princesse Elisabeth, et elle n'a que douze ans. Il faut donc trouver une autre solution.

La prochaine mission princière commencera le 20 octobre, c'est bientôt. Et ce sera en Angola et en Afrique du Sud; la suivante en Inde à la fin du mois de novembre. En sachant que ces missions princières sont de grosses machines, avec des agendas très serrés, beaucoup d'entreprises, deux centres de recherches, d'universités, on arrive souvent à 200 ou 300 participants; ce qui nécessite un gros travail de préparation et une vision à long terme.

"Il y a encore deux missions princières pour cette année", explique Philippe Suinen, patron de l'Agence wallonne à l'exportation (Awex), "il y en a déjà quatre qui sont prévues pour l'année prochaine. Je ne vous cache pas que à l'intérieur du Comité d'accompagnement de l'Agence pour le Commerce extérieur, nous sommes en train de déjà penser aux années 2015 et 2016 où on sait qu'il y a là huit missions à préparer et la règle, c'est en plus de pouvoir aller dans chacun des cinq pays, tous les 3 ou 4 ans, donc il y a là un certain rattrapage à faire notamment concernant la Chine et le Brésil".

"Il y a un poids et une visibilité évidente de par le fait que la Belgique est une monarchie, vis-à-vis des autorités étrangères et une capacité à obtenir et à induire, faciliter des contacts au plus haut niveau, très profitable pour nos entreprises", ajoute-t-il.

Un système à géométrie variable

Ce qui compte pour Philippe Suinen au fond, c'est l'efficacité: qui sera capable de donner aux missions princières le plus gros impact? Il plaide pour un système à géométrie variable. "Je crois qu'on devrait opter peut-être pour un système de géométrie variable où les missions seraient présidées en fonction des disponibilités, en fonction également de la cible des objectifs qui sont atteints", estime Philippe Suinen. Présidées par un membre de la famille royale ? "Bien entendu, je crois qu'il faut d'abord voir au Palais, qu'il faut également que les autorités ministérielles tant fédérales que fédérées, se penchent sur la question, pour arriver à une sorte de ligne de conduite par rapport à la conduite de ces missions", répond-il.

En Belgique, ce n'est pas l'habitude d'avoir des missions économiques importantes dirigées par le Premier ministre, contrairement à d'aitres pays. L'occasion de mettre en place un système où ponctuellement le Premier ministre pourrait accompagner des missions économiques importantes ? Philippe Suinen n'en voit pas l'utilité: "Il peut en présider, tout comme les ministres-présidents et les ministres du Commerce extérieur des Régions, président parfois des missions", répond-il.

Ce qui compte, c'est de rencontrer les préoccupations des entreprises, des centres de recherche, des universités, qui ont besoin d'un accès au plus haut niveau. Maintenant, il faut relativiser tout ça en rappelant que, s'il y a effectivement quatre missions économiques princières par an, l'Awex propose aux entreprises wallonnes quelque chose comme 180 actions par an.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK