Menace de grève du rail: les bourgmestres de la côte écrivent au SACT

Le SACT a déposé un préavis pour tous les samedi d'été
Le SACT a déposé un préavis pour tous les samedi d'été - © Archive NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les bourgmestres de la côte, l'association d'usagers TreinTramBus et le gouverneur de Flandre occidentale ont, comme annoncé, pris la plume pour confronter le Syndicat autonome des conducteurs de trains aux conséquences de la grève prévue chaque samedi entre le 18 juillet et le 29 août. L'action entraînerait une perte économique de près de 7,7 millions d'euros, déplorent les auteurs de la lettre envoyée lundi.

Le syndicat - non reconnu par la SNCB - réclame une revalorisation salariale et de meilleures conditions de travail.

"Environ 10 à 15% des touristes qui se rendent à la mer le font en train", soulignent les bourgmestres, les usagers et le gouverneur. De nombreux navetteurs - notamment des personnes travaillant dans l'horeca - comptent également sur le train (...) Les sept jours de grève envisagés pourraient entraîner une perte de 210 000 touristes et de 7,7 millions d'euros. C'est inacceptable et incompréhensible!"

HR Rail : attitude "irresponsable" du SACT

HR Rail, l'employeur du personnel des chemins de fer, n'a pas prévu de rencontrer le Syndicat autonome des conducteurs de trains (SACT) dans les prochains jours. "L'attitude du syndicat est irresponsable", estime la porte-parole de HR Rail Litte Frooninckx. Leurs exigences, qui dépassent 13 millions d'euros, sont jugées "irréalistes".

Les demandes du syndicat seront envisagées dans le cadre du plan de modernisation de la ministre de la Mobilité, ajoute HR Rail, qui précise que la commission paritaire - où le SACT n'est pas représenté car il n'est pas reconnu par la SNCB - est l'endroit le plus approprié pour évoquer un accord.

La CSC désapprouve également l'action du SACT. "Leur attitude est inconciliable avec les discussions en vue d'un accord global." Débrayer maintenant s'apparente à de "l'égoïsme et non à de la solidarité avec le reste du personnel", estime le syndicat chrétien.

Les conséquences pour les usagers sont encore difficiles à évaluer. Lors de la dernière grève de 24 heures du SACT, le 28 mai, un train sur trois environ avait été partiellement ou totalement supprimé.

Le syndicat autonome revendique un tiers des 3800 conducteurs de trains.

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