Mc Donald's: le hamburger se porte bien

Le hamburger se porte bien.

C'est effectivement une performance remarquable si on compare cette croissance avec le recul de la richesse nationale l'année passée.

Cela dit une partie de la croissance de McDo est liée à l'ouverture de deux nouveaux magasins ce qui porte le nombre total de Mc Donald's en Belgique à soixante.

Mais au-delà comment expliquer la croissance en pleine crise? Stephan De Brouwer le patron de McDonald en Belgique: "je crois surtout que l'évolution de notre gamme et l'évolution de notre positionnement justement en tant qu'entreprise respectable, durable et responsable est un élément essentiel dans le comportement et dans l'appréciation des consommateurs.(...) Je crois que c'est très important, encore plus en période de crise, d'avoir des entreprises qui investissent dans la qualité, dans les attitudes durables parce que c'est montrer vraiment du respect, encore plus, au consommateur et lui dire, je vous ai compris, je vais avec vous et j'investis pour vous, avec vous, pour dans le futur."

Aller au Macdo ce serait comme vivre une expérience unique. Le discours de la direction est très marketing, peut-être parce qu'il est délicat d'apparaître comme un profiteur de la crise. Ce n'est pas un rôle très sexy pour une entreprise qui préfère insister sur des valeurs comme le respect de l'environnement, l'empathie pour le consommateur, le caractère durable de l'activité économique

Il y a pourtant un lien avec la crise. C'est l'analyse de Marc Vandercammen, le directeur général du Crioc, le centre de recherche et d'information des associations de consommateurs.

"Aujourd'hui en tout cas si les gens vont moins au restaurant, c'est sans doute parce que la crise est passée par là et conduit les consommateurs à acheter des produits moins chers. Mais, attention, si la restauration rapide a aussi beaucoup de succès c'est sans doute parce qu'elle a une offre à destination des enfants et que les parents, en période de crise, ont tendance à protéger les enfants en essayant qu'ils ne subissent pas la crise. Et donc on a plus tendance à aller, dans ces cas-là, dans des fast foods qui correspondent aux attentes des enfants. (...) Le problème qu'il y a dans les restaurants c'est qu'une grande partie du prix n'est pas liée nécessairement aux produits de base mais est liée au coût du service, la préparation. Et donc, il va y avoir deux éléments : une partie vous allez payer le produit et une partie vous allez payer la marque."

 

M.S. avec Michel Gassée

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