Mark Zuckerberg pourrait-il perdre sa place à la tête de Facebook?

Il n'est pas impossible que le fondateur de Facebook perde sa place à la tête du média.
Il n'est pas impossible que le fondateur de Facebook perde sa place à la tête du média. - © BRENDAN SMIALOWSKI - AFP

Mardi soir, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a été auditionné par le Sénat en fin de journée à Washington. Il a dû expliquer comment les données personnelles de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook ont pu être récupérées par Cambridge Analytica, puis utilisées pour favoriser la campagne électorale de Donald Trump. Expliquer aussi quelles mesures Facebook a prises pour éviter qu'un tel scandale se reproduise, et surtout, Mark Zuckerberg s'est excusé.

"Nous n'avons pas pris de manière assez large nos responsabilités et c'était une grosse erreur. C'était la mienne, et je suis désolé. J'ai créé Facebook, je la dirige, et je suis responsable de ce qui arrive ici."

À ce stade, Marc Zuckerberg a déjà vu sa fortune fondre de plusieurs milliards de dollars. Il n'est pas sur la paille pour autant. Le scandale Cambridge Analytica a fait plonger la valeur boursière de Facebook de quasiment 20 % en quelques jours avant, c'est vrai, de remonter un peu. Et puis surtout, l'image personnelle du fondateur de Facebook a été sérieusement écornée, au point que certains médias américains réclament désormais, carrément, son départ.

Steve Jobs viré d'Apple en 1985

Difficile à savoir si un tel scénario est possible. Mark Zuckerberg semble inexpugnable comme PDG, et surtout principal actionnaire de Facebook. Cela dit, ce n'est pas non plus une garantie absolue. Rappelez-vous Travis Kalanick, le créateur d'Uber, a été poussé à la démission il y a quelques mois par des investisseurs influents pour cause de gestion humaine désastreuse. Désastreuse pour les gens, mais surtout, du point de vue des investisseurs, pour l'image de l'entreprise. Et dans les années 80 autre souvenir, le cofondateur d'Apple, le légendaire Steve Jobs, avait lui aussi été viré. Il a d'ailleurs raconté cet épisode en 2005 devant des étudiants de l'université de Stanford.

"Comment est-ce que vous pouvez être viré d'une entreprise que vous avez vous-mêmes créée ? Eh bien, comme Apple était en pleine croissance, nous avons engagé quelqu'un qui me semblait tout à fait qualifié pour diriger l'entreprise avec moi. La première année, les choses se sont bien passées, et puis nos visions pour le futur d'Apple ont commencé à diverger, on a eu un clash et le conseil d'administration s'est rangé de son côté. Et a 30 ans, j'étais dehors."

Viré en 1985, il reviendra chez Apple 12 ans plus tard. L'entreprise est alors au bord de la faillite, mais c'est aussi pour lui l'heure de la revanche, puisque sous sa direction, Apple va lancer l'iMac, l'iPod, iTunes, l'iPad et surtout,  en 2007, l'iPhone qui va faire la fortune de l'entreprise. Aujourd'hui, sept ans après la mort de Steve Jobs, Apple vaut près de 900 milliards de dollars.

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