Marché de seconde main pour le diesel: une opportunité pour l'import-export

Marché de seconde main pour le diesel: une opportunité pour l'import-export
Marché de seconde main pour le diesel: une opportunité pour l'import-export - © Jonas Hamers / ImageGlobe

Le marché du diesel a connu de belles années, notamment grâce aux incitants fiscaux, mais aujourd’hui les Belges s’en détournent. Le « dieselgate » est passé par là, mais surtout les Régions prennent des mesures environnementales qui limitent ce carburant.

À Bruxelles, par exemple, les moteurs diesel les plus anciens sont déjà bannis, trop polluants. Résultat aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de revendre sa voiture diesel d’occasion. Alors, que vont donc devenir les voitures qui ne trouvent plus d’amateurs ici ?

David Leclercq, journaliste au Moniteur automobile, explique : « C’est la grande question évidemment : qu’est-ce qu’on va faire de ces voitures ? Pour la plupart, elles vont être exportées. Il y a encore certains pays européens, comme le Portugal par exemple, qui n’ont pas de législation spécifique qui va à l’encontre du diesel, et donc qui ne le freinent pas du tout. Sur ces marchés-là, il y a donc encore moyen de faire de bonnes affaires. On peut aussi malheureusement penser que ces voitures vont aboutir sur le continent africain, qui n’a absolument aucune législation sur la chose. Ce sont donc des voies de sortie pour toutes ces voitures ».

Le marché de l’import-export bénéficie donc de la situation ? «Oui, clairement. Tout ce qui est marchand, tous ceux qui pratiquent l’import-export peuvent encore faire des affaires parce qu’ils connaissent encore les bonnes filières, alors que le particulier ne va pas avoir cette opportunité-là. Soit il va devoir la revendre à un marchand qui va faire un bon bénéfice dessus, soit il va essayer de limiter la casse en allant dans des régions du pays qui sont moins touchées ou moins concernées par cette chasse au diesel actuellement ».

 

Archives : 7 à la Une 10/11/2018

Pourquoi la cote des véhicules diesel est en chute libre? Pourquoi plus personne n’en veut ? Pour le comprendre, il faut plonger quelques années en arrière. Le gouvernement belge poussait alors à acheter du diesel pour lutter contre le CO2. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. Il se focalise sur les particules fines, et là, le diesel est un très mauvais élève.

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