Malgré la crise, certains secteurs continuent à engager, dont l'immobilier

Le secteur immobilier engage
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Le secteur immobilier engage - © Rob Daly - Getty Images

De plus en plus de Belges perdent leur emploi à cause des effets "COVID". C’est le cas notamment dans les commerces dits "non essentiels", et ce ne sont pas les seuls.

La situation est telle que les offres d’emploi sont beaucoup moins nombreuses que ces pertes d’emplois.

Malgré tout, certains secteurs continuent à engager. Par exemple, plus de 40.000 offres existent sur le site du Forem. C’était en tout cas le cas encore fin du mois d’octobre.

Pourquoi le secteur immobilier ? 

Reconnaissons-le, c’est moins qu’en 2019 qui était une bonne année en matière d’offres d’emploi ; c’est vrai aussi que dans ces 40.000 offres, on retrouve beaucoup de métiers en pénurie, comme les métiers d’infirmiers, de chauffeurs de poids lourds, l’enseignement, le nettoyage ou encore tous les métiers de l’informatique ; mais on trouve aussi des surprises, comme le secteur de l’immobilier.

"Avec le confinement, on a vu que c’était quand même ceux qui avaient un jardin ou un jardinet qui ont été mieux lotis que d’autres", explique Marie-Kristine Vanbockestal administratrice générale du Forem. "Donc, on voit une vague de ventes d’appartements et de souhaits d’achat de maison qui expliquent que les agences immobilières ont recruté. Maintenant, aujourd’hui, on ne peut pas visiter les maisons. L’immobilier, comme d’autres, doit compenser par des accès à distance. Donc, ce que l’on va trouver probablement dans le profil de l’agent immobilier ce sont des compétences IT ou digitales".

Pas que de l'intérim

Et si beaucoup d’offres sont de l’intérim, c’est loin d’être une généralité : "Si on prend le métier pour lequel il y a une grande demande aujourd’hui, infirmier, c’est beaucoup d’intérims. Puisque, que ce soit dans les hôpitaux ou les maisons de repos, il faut remédier à du personnel absent, même s’il y a aussi une surcharge de travail. Donc, c’est clair que dans le secteur hospitalier, ce sont plutôt des CDD (contrats à durée déterminée, ndlr) ou des offres en intérim qui circulent", explique Marie-Kristine Vanbockestal.

Par contre, "si on prend à l’inverse le secteur poids lourd, c’est un secteur qui a de grandes perspectives d’avenir et si on prend, par exemple, l’aéroport de Liège, les jobs que vous avez-là, c’est du CDI (contrat à durée indéterminée, ndlr). Et puis dans l’industrie ou le secteur de la construction, c’est quand même deux secteurs où les offres que l’on rencontre aujourd’hui, sont beaucoup en CDI".

Par ailleurs, le secteur de la construction, comme celui de l’agriculture, font aujourd’hui davantage appel à la main-d’œuvre belge.

Boom de l'immobilier en Ardenne, dans notre Jt du 12 novembre :

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