Malgré de bons résultats, l'Amérique latine a peur de la crise

L'économie sud-américaine (ici, un ouvrier brésilien) se porte bien. Pour le moment...
L'économie sud-américaine (ici, un ouvrier brésilien) se porte bien. Pour le moment... - © EPA/P.F. GROSJEAN

Les 22 représentants des pays ibéro-américains ont fait part samedi de leur inquiétude face aux conséquences de la crise économique et à une éventuelle baisse de la demande en matières premières, lors de leur sommet annuel à Asuncion au Paraguay.

Ce 21e sommet réunissant 22 pays (Amérique latine, Espagne, Portugal et Andorre) vendredi et samedi s'est déroulé en l'absence des principaux dirigeants latino-américains, qui n'ont pas fait le déplacement pour venir saluer le premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, qui quittera le pouvoir en novembre.

"Le risque de ralentissement de l'économique doit être combattu grâce à la stimulation de pays disposant de capacités de recours", comme les pays émergents et quelques pays européens, a affirmé le dirigeant espagnol, dans un contexte de fort contraste: l'Amérique latine est en pleine croissance alors que ses partenaires européens font face à une profonde crise économique et financière.

Au cours de la journée, conclue par la signature d'une déclaration finale en 55 points, plusieurs responsables se sont accordé sur le fait que la crise économique risquait de les atteindre à leur tour, alors que la région commence à peine à ressentir les premiers signes du ralentissement mondial.

"En Amérique latine, il y a une croissance des économies. Elle découle des prix extraordinaires des matières premières, mais ceci est une arme à double tranchant", a prévenu le président mexicain, Felipe Calderon. "Ces années de vaches grasses peuvent également prendre fin. Cela pourrait aussi provoquer une énorme crise de dépendance technologique vis à vis des pays industrialisés et ceci serait préjudiciable à l'Amérique" latine, selon lui.

L'Amérique latine, dont la croissance s'est élevée à 5% en moyenne ces cinq dernières années, sera la première affectée par une baisse de la demande en matières premières de la Chine qui, selon des projections de la Commission économique pour l'Amérique latine (Cepal) des Nations unies, deviendra le deuxième partenaire économique de la région devant l'Europe d'ici 2015.

Belga
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