Collibra, la "licorne technologique" belge valorisée à un milliard de dollars, n'est pas à vendre

Depuis l’apport de cent millions de dollars par le fonds d’investissement CapitalG, Collibra vaut un milliard de dollars. D’où son statut de "licorne technologique". « Nous sommes focalisés sur notre business », déclare Stijn Christiaens, cofondateur de la start-up il y a dix ans, au micro de La Première ce samedi 9 février. « Chaque jour, nous nous demandons ce que nous pouvons améliorer. Vendre notre business ? Ce n’est pas notre idée. »

Pourquoi encore qualifier Collibra de start-up ? Vous êtes lancés à présent !

« C’est une question d’esprit en fait, rétorque Sina Heshmati, l’un des représentants de Collibra. » Peu importe la taille de la société. On essaie de réduire les étapes de décision. Nous souhaitons garder cet état d’esprit d’innovation. Et que nous soyons devenus une licorne technologique n’était pas un objectif en soi. Des sociétés fonctionnent très bien tout en restant à cinquante ou cent personnes sans avoir une croissance qui va mener à un statut de licorne.

Dans le fonds d’investissement qui vient de déposer cent millions de dollars, on retrouve Alphabet, la maison mère de Google. Un partenariat avec Google est-il possible ?

« Nous avons eu la chance de pouvoir choisir les investisseurs de Collibra. Cela nous a permis d’explorer le monde de la technologie. Nous, au sein d’une entreprise, nous réalisons ce que Google a réussi sur le web : rendre de l’information disponible. En utilisant les données disponibles dans l’entreprise, les employés vont pouvoir créer de la valeur pour leur entreprise. Tout en respectant les règles de gouvernance, de gestion de données. Et d’établir une relation de confiance, c’est primordial »

Pourquoi avoir visé directement les grandes entreprises ? On imagine les difficultés d’une start-up belge à y vendre un logiciel ?

« Un fournisseur de logiciel n’est jamais le bienvenu. Nous devons prouver la valeur de notre produit, identifier le problème d’une entreprise et dire à ses dirigeants que nous avons une solution. Les plus grandes entreprises ont plus d’employés, donc plus d’informations qui circulent en interne et c’est donc important pour elles de bien utiliser ces données. »

Vous avez à présent des bureaux dans une dizaine de villes dans le monde, 440 employés, bientôt 200 de plus dont une bonne centaine à Bruxelles. Pourquoi avoir très rapidement choisi New-York comme deuxième base ?

« C’est un marché unifié en anglais de près de 400 millions de citoyens. La finance, la pharmacie sont là. Pourquoi pas San Francisco, puisque les entreprises technologiques sont basées dans la région ? Mais parce que nos clients sont là, à New-York. Et puis, le décalage horaire est plus facile à supporter. »

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