Les viticulteurs wallons demandent une révision de la réglementation sur la production de vin

Le vignoble des Agaises à Haulchin
Le vignoble des Agaises à Haulchin - © CAROLINE CORBIAU - BELGA

Les vins belges ne sont plus des produits confidentiels ou d'amusement pour des amateurs : l'année dernière, la production a été exceptionnelle: un million de litres produits en Wallonie, 950.000 en Flandre. A peine 10% des vignes actuelles étaient plantées il y a quinze ans. De cette époque date la plus récente réglementation sur la production du vin.

Les viticulteurs wallons suggèrent une révision dans les autorisations de cépages (il y en a 85 différents actuellement, avec une majorité de Chardonnay). Les temps changent : il en faudrait d'autres encore, pour augmenter la qualité finale.

Une révision est aussi souhaitée en matière d'appellations: l'Association des vignerons de Wallonie suggère une appellation protégée telle que "vins de Wallonie", de préférence aux quatre actuelle, dont "vins de pays des Jardins de Wallonie". "Cette appellation nous semblait un peu légère, qui ne donnait pas confiance aux consommateurs et qui ne faisait pas très professionnel. Cela semblait dire qu'on ne faisait de la vigne que dans les jardins. Alors que, aujourd'hui, le vignoble wallon s'est développé de façon relativement importante, avec des vignobles de surface supérieure à 10 hectares", explique Etienne Rigo, l'un des trois associés du Domaine de Mellemont, en Brabant wallon.

Des révisions sont également demandées dans la densité de plantation, dans la façon de vinifier : le vin wallon se professionnalise. Tout changement législatif doit être soumis au ministre régional de l'Agriculture pour vérifier la conformité avec le droit européen, puisqu'une législation de base est appliquée dans les autres pays de l'Union qui produisent du vin.

La cuvée 2018 a été particulièrement bonne pour les vins wallons (sujet JT de décembre dernier)

Un reportage de Jean-Christophe Willems 

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