Les travailleurs de la construction mieux rémunérés pour leurs heures de trajet vers les chantiers

Les travailleurs de la construction mieux rémunérés pour leurs heures de trajet vers les chantiers
Les travailleurs de la construction mieux rémunérés pour leurs heures de trajet vers les chantiers - © ERIC LALMAND - BELGA

Les travailleurs de la construction seront désormais mieux rémunérés pour les heures passées en camionnette sur la route vers un chantier, en vertu d'un accord conclu entre syndicats et employeurs.

Les partenaires sociaux sont parvenus à un protocole pour les 170.000 travailleurs de la construction. Outre les discussions sur une hausse salariale de 1,1% pour les deux prochaines années et sur les fins de carrière, les négociations ont aussi porté sur un volet mobilité, explique Patrick Vandenberghe, président de la CSC BIE (bâtiment-industrie-énergie).

En raison des files, les travailleurs passent souvent de nombreuses heures sur la route. Celles-ci seront désormais mieux valorisées, se réjouit-il. Concrètement, l'indemnité de déplacement va augmenter de 20%. Les chauffeurs sans passagers vont aussi bénéficier d'une meilleure rémunération. Et ceux qui dépassent les 43.000 kilomètres par an auront droit à un jour de récupération supplémentaire.

"Pour nous, c'est une avancée symbolique", commente le président du syndicat chrétien. "Pour la première fois, le temps est honoré."

Autre nouveauté, la flexibilité supplémentaire convenue pour les entreprises de construction, soulignent, pour leur part, les patrons du secteur. Les heures supplémentaires deviennent plus intéressantes tant pour les employés que leurs employeurs. Aujourd'hui, 180 heures supplémentaires par an peuvent être prestées dans un régime fiscal favorable. Si le protocole d'accord est approuvé et que le ministère des Finances donne son feu vert, ce délai passera à 220 heures, voire même 280 pour certains travaux routiers.

"Les travailleurs de la construction toucheront donc davantage en net. Et cela deviendra également plus intéressant pour les entreprises", commente-t-on parmi les employeurs du secteur.

Enfin, les entreprises étrangères avec des travailleurs détachés devront également cotiser au fonds de sécurité.

 

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