Les salaires ont trop augmenté, l'Open VLD veut revoir l'indexation

Des billets en euro
Des billets en euro - © Flickr – PublicDomainPhotos

Les salaires de travailleurs belges ont augmenté cette année (beaucoup) plus que ceux de leurs collègues dans les pays voisins, ont indiqué lundi les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad sur foi d'informations provenant du Conseil centrale de l'économie. Dans la foulée, l'Open VLD se dit favorable à réformer l'indexation des salaires.

Dans son rapport annuel qui sera présenté mardi, le Conseil central de l'économie compare les hausses de salaires intervenues en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, et en France.

Malgré la norme salariale fixant le plafond de l'augmentation salariale autorisée chaque année en Belgique depuis 1996, le handicap des entreprises belges en matière de charges salariales s'est aggravé par rapport à celles des trois autres pays qui sont ses principaux concurrents.

Selon le Conseil central pour l'économie, l'écart était de 3,9% en 2010. Le projet de rapport du CCE pour 2011 avance le chiffre de 4,6%. Cela signifie que depuis 1996, les salaires en Belgique ont augmenté de 4,6% de plus que dans les pays voisins précités.

Une des explications provient de l'absence d'index dans les pays voisins.

L'Open VLD veut réformer l'indexation des salaires

Vincent Van Quickenborne (Open VLD) se base sur les chiffres avancés par les deux quotidiens pour plaider sur les ondes de la VRT en faveur d'une réforme de l'indexation automatique des salaires en vigueur dans notre pays. Cette réforme doit permettre de réduire le fossé existant entre les entreprises belges et les sociétés étrangères en matière de concurrence. 

"On peut créer de l'emploi en luttant contre les dérapages des salaires", ajoute le ministre. Et de penser notamment à l'instauration d'un "indice santé durable", qui prendrait par exemple en compte un modèle de consommation économique ou les marques "budget" dans le commerce, ajoute-t-il dans De Standaard. 

Vincent Van Quickenborne veut donc mettre la réforme de l'indexation sur la table des négociations mais sait d'ores et déjà que l'idée ne fait pas l'unanimité, principalement au PS. Il demande aux autres partis de ne pas "fermer la porte prématurément". Si une majorité y est favorable, un débat doit pouvoir avoir lieu. "Il faut de réelles avancées, nous sommes aussi prêts à lever des tabous". 

Avec Belga
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