Les règles du travail intérim vont changer en avril

Le secteur de l'intérim a bien grandi, il était temps de revoir les règles
Le secteur de l'intérim a bien grandi, il était temps de revoir les règles - © BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Le secteur de l'intérim occupe désormais un travailleur actif sur 8 en Belgique. De quoi pousser les interlocuteurs sociaux, patrons et syndicats, à un dépoussiérage de la Loi sur l'interim et à l'introduction de nouvelles règles. Le gouvernement a approuvé vendredi dernier les modifications légales.

Il y a une vingtaine d'années, 30 000 personnes étaient occupées dans l'intérim; en 2011, elles étaient 547 000. Il était temps donc, de revoir la Loi sur l'intérim.

Objectif: assouplir certaines règles d'engagement pour les employeurs qui recourent à l'intérim, tout en apportant plus de sécurité aux travailleurs.

Premier changement: il concerne les contrats de travail à la journée qui se succèdent, pour un même poste. Ils ne sont plus autorisés sauf exception et les entreprises qui veulent maintenir cette flexibilité maximale, devront fournir la preuve que cela répond à un besoin dont les contours sont précisés. Des sanctions sont également prévues en cas d'abus: l'employeur devra payer une indemnité équivalente à 2 semaines de travail. De quoi, dit la ministre de l'Emploi, répondre à l'insécurité financière permanente dont souffrent ces travailleurs sous contrat journalier. 

Deuxième changement: les motifs pour lesquels une entreprise peut recourir à l'intérim, sont étendus. Désormais, il sera permis d'engager des intérimaires pour un emploi vacant, une sorte de mise à l'essai qui devra déboucher sur un contrat de travail à durée indéterminée. Et pour éviter tout abus et tout carrousel d'engagements pour un même poste vacant, des balises ont été introduites. Ces changements interviendront le 1er avril prochain.

Marie-Paule Jeunehomme

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