Les prix de l'énergie ont fortement chuté, pour le gaz naturel la baisse atteint 11%

Carburant, mazout de chauffage, gaz naturel : les prix des produits énergétiques en Belgique ont baissé au troisième trimestre 2019, de 4,3% en moyenne par rapport à l’année passée. Pour le gaz naturel, la baisse atteint 11%, cela n’est pas courant. Ce n’était plus arrivé depuis 2016.

Les prix à la consommation d’énergie dans notre pays ont reculé, c’est ce qui ressort des derniers chiffres de l’Observatoire des prix. Combustibles liquides, carburants et gaz naturel 4,3% moins chers qu’il y a un an, c’est une baisse substantielle, à ce point prononcée qu’elle vient peser sur l’inflation belge. L’évolution générale des prix chez nous — et c’est une première depuis 2015 — est moins rapide que chez nos voisins allemands, français et néerlandais.

C’est principalement la composante énergie de la facture qui a baissé, surtout les matières premières, explique Peter Van Herreweghe, directeur de l’Observatoire des prix : "Il y a les produits pétroliers qui ont baissé en prix, il y a le gaz qui a fortement baissé en prix et il y a l’électricité qui a connu une toute légère inflation, entre 0 et 1%".

Il y a un an, le cours du gaz naturel connaissait un pic à plus de quatre dollars l’unité. Nous en sommes loin, à 2,60 aujourd’hui. Le cours du pétrole, du Brent, en euros, a baissé de 14% sur un an. Il s’agit donc bien d’une situation liée aux prix sur les marchés internationaux de certaines matières premières, fossiles, par rapport à il y a un an.

Taxes, frais de distribution et de transport

Chez nos voisins en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, les prix de l’énergie ont légèrement augmenté. En effet, les fluctuations des marchés internationaux pour le pétrole et le gaz ne sont pas les mêmes pour tout le monde. L’explication se trouve en fait dans la structure de notre facture, dans la composition du prix final de l’énergie, qui comprend aussi les taxes, des frais de distribution et de transport, poursuit Peter Van Herreweghe : "En Belgique, la partie de la composante énergétique est plus prononcée, ce qui veut dire que s’il y a une fluctuation sur le marché international, ça va plus se répercuter en Belgique que dans les pays voisins".

Pour le gaz naturel, la baisse de 16% de la composante énergétique sur un an donne ce résultat : -160 euros environ pour un ménage, pour une consommation "standard", sur la facture annuelle. Au troisième trimestre 2019, le consommateur belge a payé son gaz 50% moins cher que le Néerlandais et 35% moins cher que le Français.

De manière générale, le consommateur belge est plus exposé que le Néerlandais, le Français ou l’Allemand aux fluctuations des prix des matières premières, mais il y a des exceptions. Et il en va de même pour le gasoil de chauffage et l’essence. Les accises plus faibles en Belgique que chez nos voisins contribuent à des prix moins élevés, des prix plus volatils aussi, plus sensibles aux matières premières, à la baisse et à la hausse évidemment.

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