Les prix de l'électricité et du gaz ont sensiblement augmenté en ce début d'année

Les prix de l'électricité et du gaz ont sensiblement augmenté au premier semestre de cette année, bien plus vite que l'inflation selon les chiffres qui viennent d'être publiés par la CWaPE, la Commission wallonne pour l'Énergie.

La facture annuelle a augmenté de 3,65% pour l'électricité ; 2,6% pour le gaz. Ce sont des moyennes et elles correspondent à la situation type de client, du client moyen établi en Région wallonne. Derrière ces évolutions en pourcentage, bien sûr, des euros. Stéphanie Grevesse, porte-parole de la CWaPE : "Pour le client type le plus rencontré en Région wallonne, donc une personne qui a un compteur bi-horaire, qui consomme environ 1600 kilowattheures en jour et 1900 kilowattheures en nuit. C'est vraiment le client le plus rencontré en Wallonie, ça représente en électricité une hausse de 32 euros sur sa facture pour le premier semestre 2018 par rapport à décembre 2017".

32 euros supplémentaires par rapport à une facture moyenne de l'ordre de 902 euros sur une année, ce n'est pas négligeable.

>>Á lire aussi: Le coût de l'électricité en Belgique, l'un des plus élevés d'Europe

Pour le gaz, l'augmentation en euros est un petit peu plus lourde encore : "Pour le gaz, cela représente, pour un client résidentiel type, c'est-à-dire qui se chauffe au gaz, environ 38 euros d'augmentation sur la facture".

En juin 2018, la facture moyenne annuelle pour un client résidentiel wallon s'élevait à 1494 euros. Un gros budget qui enfle encore sensiblement.

Comment expliquer cette hausse? 

Ici, c'est clairement le prix de l'énergie elle-même qui est en cause. Donc le prix du mètre cube de gaz, le prix de l'électron. La tendance est nettement à la hausse depuis la fin de 2017, le début de 2018 sur les marchés internationaux. Mais c'est vrai que cette hausse est amortie par le fait que la part de l'énergie proprement dite dans notre facture, cette part est limitée.

"Grosso modo, l'électricité fait, à peu près en Wallonie, on va dire un tiers de la facture finale. Et le reste, ce sont les taxes, prélèvements, frais de réseau, frais de distribution, toutes choses qui sont régulées, et non décidées par les fournisseurs. Si on parle du gaz, là l'impact de la molécule est plus important, et constitue environ un peu de la moitié de la facture de gaz", explique Stéphane Bocquet, porte-parole de la Fédération belge des entreprises électriques et gazières.

En conclusion, c'est donc bien sûr la partie énergie, et énergie seulement, que la hausse des prix se fait sentir.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK