Les "pop-up stores" pour sauver les centres-villes

Les "pop-up stores" pour sauver les centres-villes
Les "pop-up stores" pour sauver les centres-villes - © Tous droits réservés

Les centres-villes de Wallonie ne se portent pas bien. Selon l’AMCV l’association du management de centre-ville, les gros shopping-centers construits en périphérie continuent d’aspirer une bonne partie de la clientèle. Pour stopper l’hémorragie, les centres-villes doivent oublier les grandes enseignes style "Zara" et privilégier les magasins éphémères et les commerces de proximité.

Quel centre-ville est en difficulté ?

Même si certaines villes comme Louvain-la-Neuve ou Waterloo restent très attractives pour faire du shopping, globalement la situation décline dans presque tous les centres-villes de Wallonie : Arlon, Charleroi, la Louvière, Liège ou encore Namur ont perdu des commerces. Particulièrement en crise, le centre-ville de Châtelet qui compte plus d’une vitrine sur 3 inoccupée "vu l’offre commerciale, on ne peut même plus parler d’un noyau commercial" déplore Jean-luc Calonger, le président de l’AMCV.

Le Coronavirus peut-il expliquer le déclin des centres-villes ?

Difficile pour le moment de mesurer l’impact du Covid sur les centres-villes "il est encore trop tôt " assure Jean-Luc Calonger, le président de l’AMCV " la crise a eu un impact sur la fréquentation, par contre le nombre de magasins vide n’a pas augmenté, pas encore. S’il doit y avoir une hausse de fermeture, on s’attend à ce qu’elle arrive début 2021, lorsque les mesures liées au chômage temporaire seront terminées."

L’association du management de centre-ville pointe un autre responsable : les shopping-centers construits en périphérie. Ceux-ci se sont multipliés ces dernières années et ils attirent une grande partie de la clientèle " là où on a 20 ou 30.000 mètres carrés de surface commerciale dans un centre-ville, on en a 40 à 50.000 dans un shopping-center. Et puis, dans un centre commercial vous ne pouvez pas faire la manche, vous ne pouvez pas jouer de la musique, il n’y a pas de crottes de chiens…"

Quelles solutions pour les centres-villes ?

Les centres-villes ont tout de même des atouts "quand vous avez des gens qui viennent de l’étranger et qui ont envie de découvrir une ville et de boire un verre tranquille, vous ne les emmenez pas à la cafétéria du Cora city. La force du centre-ville, c’est le patrimoine, mais il faut le mettre en valeur". Selon l’AMCV, les centres-villes ne devraient plus miser sur les grandes enseignes mais se tourner vers les magasins de niche "on ne veut plus un maximum de monde, mais on vise un certain type de clientèle". L’AMCV imagine un centre-ville où les boulangers et les bouchers cohabiteraient avec des "influenceurs" qui auraient installé leurs boutiques éphémères " ce n’est pas un espoir pour les années futures, c’est déjà ce qui est en train d’arriver pour beaucoup de centres-villes."

Archives : Journal télévisé 16/02/2013

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