Les pilotes de Ryanair entrent en grève du zèle, gros retards en perspective

L'utimatum posé par la fédération des pilotes de Ryanair n'ayant pas reçu de réponse de la part de la direction, les pilotes de la compagnie irlandaise ont décidé de rentrer en "grève blanche".

Concrètement, ils s'en tiendront au strict minimum lors de leurs journées de travail. Par exemple, il est stipulé dans leur contrat qu'ils doivent arriver 45 minutes avant le décollage de l'avion, mais dans la pratique, les pilotes sont obligés d'arriver plus tôt afin que le décollage se fasse sans retard. Désormais, ils arriveront effectivement 45 minutes avant, quitte à ce que l'avion ne parte pas à l'heure. Ils comptent également prendre plus de temps pour atterrir, et parquer les avions. En d'autres mots, une grève du zèle, qui engendrera certainement des retards conséquents dans les 60 bases Ryanair qui ont posé l'ultimatum.

Ce mercredi, dans une lettre commune, les pilotes avaient posé un ultimatum à la direction s'ils ne répondaient pas à leurs demandes : de véritables contrats, les pilotes étant payés à l'heure actuellement, soit un contrat fixe avec les protections sociales liées (congés payés, cotisations pour la pension, etc.). Les pilotes doivent également payer leur uniforme ainsi que les formations, une situation perçue comme inacceptable.

Vols Ryanair annulés: plusieurs pilotes sortent du bois

La compagnie low cost irlandaise avait dans un premier temps justifié l'annulation de 2000 vols par sa volonté d'améliorer la ponctualité. Elle a ensuite également avoué qu'un problème de planning lié aux congés des pilotes expliquait aussi ces suppressions.

Ce conflit social, tension latente au sein de l'entreprise, a récemment eu des répercussions directes sur le service de la compagnie : jusque fin octobre, et depuis début septembre, 40 à 50 avions sont supprimés quotidiennement, suite à des problèmes de planning liés aux congés des pilotes. Dans un premier temps, Ryanair n'avait pas communiqué à l'avance de ces suppressions, entraînant la colère des voyageurs malheureux.

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