Les patrons mécontents de l'extension de la période de salaire garanti

Pour expliquer cette mesure, l'accord de gouvernement précise que "les employeurs seront responsabilisés" et "auront la possibilité, via des mesures de prévention et de travail adapté, d'éviter que les travailleurs quittent définitivement le marché du travail et restent en incapacité de travail."

Si l'Unizo, l'organisation flamand d'indépendants, regrette que le gouvernement revienne déjà sur "une grosse partie" des réductions de charges promises en faveur des entreprises, le SNI parle carrément d'une "mesure inacceptable et particulièrement stupide". "À l'heure actuelle, les employeurs doivent payer le premier mois de congé de maladie à leurs employés et la première semaine de congé de maladie à leurs ouvriers. Pour ces derniers, les trois semaines suivantes sont prises en charge par l'employeur et l'assurance maladie. Le gouvernement Michel a maintenant décidé d'élargir ce salaire garanti à deux mois et ce, tant pour les employés que pour les ouvriers", regrette le SNI. "Le gouvernement épargnera ainsi 354 millions d'euros pour l'assurance-maladie mais cette facture sera donc reportée sur le dos des employeurs. (...) Le fait que la moitié de ces coûts sera reversée aux entreprises, sous forme d'une réduction des charges salariales est une preuve que le gouvernement prend les entrepreneurs pour des idiots", poursuit l'organisation d'indépendants.

De son côté, la Confédération Construction estime que le coût de la mesure, évalué à quelque 350 millions d'euros, est sous-estimé. "Rien que pour le secteur de la construction, qui compte plus de 80% d'ouvriers, la réforme et l'extension du régime du salaire garanti, selon les modalités applicables aux employés, coûteront aux entreprises du secteur près de 100 millions d'euros, soit 1,9% de la masse salariale totale du secteur de la construction", estime l'organisation sectorielle pour qui "c'est tout le bénéfice du saut d'index (2%) envisagé par ce gouvernement en 2015 qui devra être utilisé pour financer cette réforme dans la construction.


Belga

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