Les marchés trébuchent et dépriment, dans l'attente du sommet européen

Des marchés inquiets attendent un sursaut européen. Viendra-t-il du sommet des 28 et 29 juin ? Rien n'est moins sûr...
Des marchés inquiets attendent un sursaut européen. Viendra-t-il du sommet des 28 et 29 juin ? Rien n'est moins sûr... - © Spencer Platt/Getty Images/AFP

L'Espagne a formellement sollicité lundi l'aide financière de la zone euro pour renflouer ses banques. Le montant définitif de l'aide, qui pourrait atteindre 100 milliards d'euros, sera fixé ultérieurement. Et Chypre est devenu hier le cinquième pays de la zone euro à solliciter une aide financière des fonds de sauvetage de l'Union européenne. Les marché ont très mal réagi alors qu'ils résistaient bien jusqu'à présent.

Le problème de Chypre est que son économie est imbriquée à celle de la Grèce. Nicosie doit trouver au moins 1,8 milliard d'euros, soit 10% de son produit intérieur brut d'ici à samedi pour recapitaliser Cyprus Popular Bank, une de ses banques.

Entre le sauvetage des banques espagnoles, le flou qui entoure encore les besoins réels de ce plan,  la dégradation de 28 banques espagnoles hier par Moody's, la plongée de Chypre, sans oublier les tensions entre les dirigeants européens coincés entre la rigueur budgétaire et la relance, la coupe est pleine!

Jeudi et vendredi, les dirigeants européens seront en sommet avec un menu lourd à digérer et des attentes importantes.

Comme le rappelle un analyste dans les colonnes du quotidien français Les Echos, il y a déjà eu quatre sommets de la dernière chance et aucun d'entre eux n'a réussi jusqu'ici à apaiser la crise des marchés. Et il y a peu de chance que la formule magique sorte par miracle du prochain vu les points de vue pour le moins opposés.

Europe à deux vitesses

Cela dit, si les marchés sont effectivement dans le rouge vif depuis hier, tous les signaux ne vont pas dans le même sens. La Belgique en est un exemple, qui emprunte facilement sur les marchés à des taux qui ne cessent de baisser.

L'air de rien, c'est vraiment une Europe à deux vitesses qui se dessine, un peu comme si les marchés anticipaient une crise qui pourrait déboucher sur un grande redistribution des cartes.

Michel Visart

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