Sports Direct rachète la chaîne britannique de grands magasins en faillite House of Fraser

Les magasins House of Fraser vont se déclarer en faillite: 17.500 emplois en sursis
Les magasins House of Fraser vont se déclarer en faillite: 17.500 emplois en sursis - © BEN STANSALL - AFP

La chaîne britannique d'articles de sport Sports Direct a annoncé vendredi le rachat des grands magasins House of Fraser qui s'étaient déclarés en faillite un peu plus tôt, compte tenu de graves difficultés financières.

Le placement sous administration judiciaire avait dans un premier temps fait craindre le pire pour le sort des 17.500 employés de House of Fraser. Le groupe s'était résolu à faire faillite, faute d'avoir pu trouver un repreneur.

Rachat sur le fil

En milieu de matinée, dans un bref communiqué, Sports Direct a finalement annoncé le rachat de l'enseigne pour 90 millions de livres (100 millions d'euros) auprès des administrateurs judiciaires de House of Fraser.

La société Sports Direct, contrôlée par l'homme d'affaires Mike Ashley, qui est également actionnaire minoritaire à hauteur de 11% de House of Fraser, met la main sur l'ensemble des établissements britanniques, la marque et les stocks de l'enseigne de grands magasins.

La procédure de faillite prévoyait que dès le placement sous administration judiciaire, un acquéreur pouvait négocier le rachat des meilleurs actifs de House of Fraser.

Mike Ashley, par ailleurs propriétaire du club de football Newcastle United, l'a emporté face à son rival Philip Day, un milliardaire qui détient la chaîne d'habillement Edinburg Woollen Mill.

Changement de nom pour plusieurs enseignes

L'agence PA explique en outre que certains magasins House of Fraser vont devenir des enseignes Sports Direct.

La chaîne de sport n'a pas une réputation très enviable concernant ses pratiques sociales, qui ont fait l'objet de vives critiques ces dernières années notamment sur les conditions de travail de ses salariés.

House of Fraser s'offre un peu de répit après avoir annoncé en début de matinée sa faillite. L'enseigne soulignait que ses discussions avec de potentiels investisseurs et ses principaux créanciers n'avaient pas abouti à une solution viable.

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