Les lamaneurs du port d'Anvers ont arrêté le travail pour une durée indéterminée

Les lamaneurs du port d'Anvers ont arrêté le travail pour une durée indéterminée
Les lamaneurs du port d'Anvers ont arrêté le travail pour une durée indéterminée - © DIRK WAEM - BELGA

Dans le port d'Anvers, trois gros navires sont déjà immobilisés lundi soir après que les pilotes chargés de l'amarrage (lamaneurs) ont décidé d'arrêter le travail, annonce l'ACOD. Le syndicat socialiste parle d'une grève à durée indéterminée. Les autres services maritimes devraient suivre, indique le secrétaire syndical Jan Van Wesemael. Le port de Gand pourrait également être touché.

Les syndicats socialiste ACOD et chrétien ACV avaient annoncé en début de soirée qu'il prévoyaient des actions dans les prochains jours dans les services maritimes flamands.

Ces actions sont une réaction à la proposition de la ministre flamande Liesbeth Homans (N-VA) de modifier le statut de fonctionnaire.

Dès 19h00, les lamaneurs ont commencé à arrêter le travail à Anvers.

Selon M. Van Wesemael, trois gros navires sont déjà immobilisés. "D'autres doivent encore arriver ce soir", a-t-il ajouté. Dans la nuit de lundi à mardi, des écluses pourraient également être bloquées. Le syndicat cité déjà celle d'Evergem, dans le port de Gand.

Les syndicats prévoient une grève générale vendredi. Ils demandent à la ministre Homans une discussion informelle sur ses propositions.

"Les syndicats prennent en otage les travailleurs et les entreprises" 

La ministre flamande de l'Administration intérieure Liesbeth Homans (N-VA) a réagi en s'en prenant aux syndicats socialiste ACOD et chrétien ACV. 

"Ce que font les syndicats, c'est du jamais vu. Cela témoigne de tout sauf d'un sens des responsabilités", s'indigne la ministre. 

"Ces actions lancées aujourd'hui par les syndicats, avant même le début des négociations, sont selon moi incompréhensibles. J'ai toujours dit que ma porte était ouverte à tout moment de la journée pour ouvrir la discussion. J'ai moi-même proposé aux syndicats début juillet d'ouvrir les négociations. Mais visiblement, cela ne correspond pas à leur agenda. Celui qui a le sens des responsabilités s'assoit à la table au lieu de mettre à plat l'économie flamande et prendre en otage d'innombrables travailleurs et entreprises."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK