Les jeux vidéo, un secteur en plein boom qui a généré 100 milliards de dollars en 2016

Shigeru Miyamoto, producteur chez Nintendo, et Yves Guillemot, co-fondateur d'Ubisoft, présentent "Mario Rabbids Kingdom Battle" sur la scène de l'E3, à Los Angeles.
Shigeru Miyamoto, producteur chez Nintendo, et Yves Guillemot, co-fondateur d'Ubisoft, présentent "Mario Rabbids Kingdom Battle" sur la scène de l'E3, à Los Angeles. - © Christian Petersen - AFP

Dans la séquence Ecomatin ce mardi sur La Prem1ère, Michel Gassée a profité de l’ouverture du salon E3 à Los Angeles pour évoqué un marché qui est vraiment colossal, celui du jeu vidéo.

L’industrie des jeux vidéo a généré un peu plus de 100 milliards de dollars de recettes en 2016. Pour donner un point de comparaison, le cinéma a récolté près de 39 milliards de dollars de recettes la même année. Fait significatif aussi : la Chine est devenue le premier marché mondial pour les jeux vidéo juste devant les États-Unis, et un peu plus loin, l’Europe.

Parmi les grandes tendances de ce marché, on trouve l’essor des jeux sur téléphone mobile. Ils représentent à eux seuls 37% du marché des jeux vidéo selon l’agence SuperData Research. Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si un géant du secteur comme Nintendo s’y est mis aussi en lançant fin 2016 son premier jeu mobile, Super Mario Run.

Nintendo compte développer 2 à 3 jeux mobiles par an. Ça ne veut pas dire pour autant que les PC et les consoles c’est fini, au contraire. Les grands noms du secteur se livrent une concurrence effrénée. Microsoft avec sa nouvelle génération de Xbox, Sony avec sa PlayStation, Nintendo encore avec la Switch. Grosse activité aussi bien sûr du côté des éditeurs de jeux. Activision, Electronic Arts ou encore Ubisoft sont eux aussi en pleine forme.

Et en Belgique ?

La Belgique profite aussi de cet essor du jeu vidéo, mais pas suffisamment. Quelques locomotives existent malgré tout, comme Fishing Cactus, une société établie près de Mons. Pour Pascal Balancier, expert à l’Agence wallonne du numérique, le potentiel wallon est sous-exploité.

"Il y a beaucoup de créativité et d’effervescence. Cet écosystème ne demande qu’à être soutenu pour vraiment produire des résultats, pour que des jeux qui sont à 99 % finalisés entrent en production, voire pour que des petits indépendants créent leur entreprise."

Il y a donc besoin d’un accompagnement approprié pour aider les talents wallons à éclore. Besoin aussi d’investisseurs privés pour soutenir tout l’écosystème, mais on en est loin. "C’est l’économie du numérique d’une manière générale qui leur fait un peu peur peut-être et le jeu vidéo est quelque chose qui leur est totalement étranger", ajoute Pascal Balancier.

Tout cela est d’autant plus regrettable, selon cet expert à l’Agence wallonne du numérique, que nos grandes écoles forment des professionnels de très haut niveau,. Mais beaucoup d’entre eux n’ont pas d’autre choix que de partir à l’étranger pour exercer leur talent et peut-être d’y créer des jeux vidéo qui seront ensuite achetés chez nous.

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