Les jeunes ont de plus en plus l'esprit d'entreprendre

Portrait de trois jeunes entrepreneurs
Portrait de trois jeunes entrepreneurs - © RTBF

Être indépendant est une voie de plus en plus souvent suivie par les jeunes malgré les difficultés auxquelles ils doivent faire face. Se lancer seul, ou lancer son entreprise, exige un apport d’argent et de nombreuses concessions. Mais, pour beaucoup, le bonheur d'être son propre patron n'a pas de prix. Qu’est-ce qui les pousse à se lancer ? Rencontre avec trois jeunes entrepreneurs.

Guillaume, Martin et Cédric ne se connaissent pas, mais ils ont fait le choix commun de l'entrepreneuriat. Comme 82% des indépendants, ils veulent être leur propre patron, et plus de 90% y parviennent.

À 39 ans, Martin est patron d'un hôtel à Bruxelles depuis cinq ans. D'abord salarié dans l'hôtellerie, il met désormais son expérience au profit de sa société qui emploie une dizaine de personnes. Son rythme de vie lui convient parfaitement. "J’ai trouvé un équilibre, confie-t-il. J’ai beaucoup appris durant dix ans quand j’étais employé et, aujourd’hui, j’ai la flexibilité nécessaire pour faire mes propres choix rapidement, ce que je n’avais pas avant."

L'épanouissement personnel

L’une des principales motivations de ces entrepreneurs est l’épanouissement personnel.

Cédric a 34 ans. En peine six ans, il a créé son bar, adoré aujourd’hui par les étudiants. Avant, il était salarié, et aujourd'hui il emploie quatre personnes. Mais son statut de patron n'a pas toujours été si simple : "On ne compte plus les heures qu’on donne pour son 'bébé '. La journée, il faut gérer l'entreprise et le soir, faute de moyens pour engager beaucoup de personnel, on travaille, on est son propre employé".

Des barrières à soulever

Se lancer comme indépendant à 30 ans à peine relève parfois du parcours du combattant. "La première barrière, ce sont les finances. J'ai eu la chance d'avoir une famille et des amis qui m'ont soutenu." Mais tout le monde n'a pas cette chance. Pourtant 42% des jeunes veulent se lancer dans entrepreneuriat dans un avenir proche.

Guillaume n'a pas attendu la fin de ses études. À 23 ans et avec trois copains, ce jeune étudiant a lancé sa start-up spécialisée en réalité virtuelle. Il goûte donc déjà à ce fameux statut avec quelques mois d'avance. "Le travail ne s'arrête pas à 17 heures, il vous poursuit à la maison, indique-t-il. Je le vis déjà quand je rentre des cours, et que j’ai fini à travailler pour l’école, je me mets à travailler sur mon projet."

Un statut qui donne à Guillaume certains avantages : "Je n’ai pas peur de me planter justement parce que je suis encore étudiant et je suis soutenu. Donc, j’ai encore droit à l’erreur. On est soutenus à tous les stades du développement du projet jusqu’à la création de l’entreprise, pour réduire les risques ou analyser un éventuel échec pour pouvoir mieux repartir".

Aujourd'hui, 81% des jeunes disent avoir une meilleure compréhension de l'entrepreneuriat. Ils sont donc de plus en plus nombreux à se lancer, car, pour eux, le bonheur d'être son propre patron n'a pas de prix.

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