Les industriels français touchés aussi par la crise belge de la peste porcine

Les industriels français touchés aussi par la crise belge de la peste porcine
Les industriels français touchés aussi par la crise belge de la peste porcine - © Tous droits réservés

Les industriels français de la viande porcine, déjà aux prises avec une conjoncture difficile, ont réclamé jeudi à l'Etat des mesures pour préserver l'exportation et endiguer la "psychose" engendrée par l'épizootie de peste porcine africaine.

En Belgique, où plusieurs cas ont été détectés dans la faune sauvage, "tous les pays tiers (hors-UE, ndlr) d'exportation se sont fermés, la Belgique exportait 100.000 tonnes, c'est énorme!", s'est ému lors d'un point presse Paul Rouche, directeur délégué de Culture Viande, syndicat des entreprises de la viande.

"Tous les pays sont en psychose, tout le monde craint que la maladie puisse arriver", a déclaré M. Rouche.

Conséquence de cette fermeture des débouchés d'exportation, "les prix intérieurs ont baissé de 24 centimes en quelques semaines, de 1,40 euro le kilo payé au producteur, à moins de 1,20 euro", a-t-il expliqué.

Une telle perspective inquiète la filière française, déjà fragile.

En conséquence, l'interprofession souhaite que la France négocie la "régionalisation" des certificats sanitaires, avec ses principaux clients que sont la Chine, le Japon, les Philippines, et la Corée du Sud.

Une telle mesure permettrait à un éleveur breton de continuer à exporter, même si son collègue des Ardennes était frappé par la maladie.

Les industriels souhaitent également une distinction "entre faune sauvage et animaux d'élevage qui eux ne sont pas touchés et pourraient continuer à être exportés".

Enfin, ils souhaitent, comme d'autres pays, que la zone infectée en Belgique soit circonscrite par une clôture, s'inspirant d'une initiative similaire prise en République tchèque.

Archive : JT 30/09/2018

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