Les indépendants scandalisés par le manque de soutien aux magasins non essentiels

L'organisation sectorielle Mode Unie a réagi mardi avec indignation au fait que les détaillants de mode qui peuvent travailler sur rendez-vous ne peuvent pas faire appel au double droit-passerelle. Une deuxième douche froide en peu de temps, fustige-t-elle. Même son de cloche du côté du Syndicat neutre pour indépendants (SNI), pour qui il est inacceptable que les magasins qui sont ouverts sur rendez-vous ne bénéficient pas de cette mesure.

Depuis la semaine dernière, les magasins de mode ne peuvent travailler que sur rendez-vous. Le ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME David Clarinval (MR) leur avait assuré qu'ils pourraient compter sur un double droit-passerelle, écrit Mode Unie dans un communiqué de presse. L'arrêté ministériel stipule cependant qu'ils n'ont droit qu'à un seul droit-passerelle et uniquement lorsqu'ils peuvent démontrer qu'ils subissent une perte de chiffre d'affaires d'au moins 40%.

Un nouveau coup dur pour les détaillants de mode

Après les fermetures précédentes et les mauvais soldes, c'est un nouveau coup dur pour les détaillants de mode. Beaucoup de propriétaires de magasins sont désespérés, prévient Mode Unie. Ils craignent que sans soutien supplémentaire, il y ait de nombreux licenciements dans le secteur.

Le SNI dénonce également mardi cette décision du gouvernement. Selon l'organisation, le travail sur rendez-vous est un recours supplémentaire, et non un remplacement des ventes normales. Les commerçants qui travaillent sur rendez-vous devraient donc avoir accès à un double droit-passerelle.


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En plus de la communication erronée de mercredi dernier, l'organisation patronale flamande Unizo, dont Mode Unie est membre, critique le fait que de nombreux entrepreneurs soient confrontés à un choix de type "tout ou rien". Son administrateur délégué Danny Van Assche aurait préféré voir les choses différemment. "Un meilleur arrangement aurait été que les commerçants qui perdent 80% ou plus de leur chiffre d'affaires puissent encore faire appel au double droit-passerelle."

De cette manière, estime-t-il, les entrepreneurs seraient mieux armés contre l'échec éventuel des achats sur rendez-vous. Et ils n'auraient pas à choisir à l'avance entre rester ouverts, avec un risque financier, ou fermer.

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