Les femmes entrepreneures toujours victimes d'inégalités

Les femmes entrepreneures toujours victimes d’inégalités
Les femmes entrepreneures toujours victimes d’inégalités - © pixabay.com - janeb13 - CC0 Creative Commons

Pour la troisième année consécutive, ce mercredi marquait la sortie du Mastercard Index of Woman Entrepreneurs, un grand baromètre des inégalités dont sont victimes les femmes à la tête d’entreprises pays par pays (à retrouver en intégralité en cliquant ici).

"Basé sur des données accessibles au public provenant d’organisations internationales telles que l’Organisation internationale du travail, l’UNESCO et le Global Entrepreneurship Monitor, l’Index mondial suit les progrès et les réalisations des femmes entrepreneures et cheffes d’entreprise sur 58 marchés représentant près de 80% de la population active féminine dans le monde", précise un communiqué de Mastercard.

En résulte un classement de ces 58 pays, dont fait partie la Belgique. Ce sont respectivement les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Canada qui occupent les trois premières places, tandis que l’Algérie, le Bangladesh et l’Égypte terminent la liste. La Belgique, quant à elle, occupe la 27e position, et recule ainsi de quatre places par rapport à l’année dernière.

"Les résultats confirment que les femmes sont capables de faire de nouvelles percées dans le monde des affaires et ont des taux plus élevés de participation de la main-d’œuvre dans des marchés ouverts et dynamiques où le soutien aux PME et la facilité à faire des affaires sont élevés", se réjouit Mastercard.

Parmi les critères pris en compte, on trouve le taux d’activité entrepreneuriale, l’esprit d’entreprise, ou encore la stabilité des revenus des entreprises des hommes et des femmes. Par ailleurs, les raisons pour lesquelles on compterait moins de femmes entrepreneures que d’hommes sont d’ordre technologique (accès à internet), institutionnelles (manque de garanties, taux d’intérêt élevés) ou culturelles. L’étude pointe également un manque de confiance en soi face à la bureaucratie et la lourdeur des procédures en plus de critiques issues de la population.

Signalons enfin que l'étude en question souhaitait "[mettre] en lumière la façon dont de nombreuses femmes peuvent contribuer économiquement et socialement si les obstacles sont éliminés ou si les systèmes sont améliorés."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK