Les dirigeants de Brussels Airport s'inquietent de l'incertitude générée par le Brexit

Un accord transitoire pour le secteur aérien a cependant été conclu jusqu'en mars 2020, mais les dirigeants de Brussels Airport s'inquiètent de ce qu'il adviendra ensuite
Un accord transitoire pour le secteur aérien a cependant été conclu jusqu'en mars 2020, mais les dirigeants de Brussels Airport s'inquiètent de ce qu'il adviendra ensuite - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Brussels Airport se dit inquiet de l'incertitude dans laquelle se trouve l'ensemble du secteur aérien européen par rapport au Brexit. "On ne sait pas où on va", a ainsi constaté mercredi son patron Arnaud Feist, en marge de la réception de Nouvel An de l'aéroport bruxellois, s'interrogeant sur les conséquences administratives concrètes qu'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne pourrait avoir sur ses activités.

Le Parlement britannique a rejeté mardi soir l'accord conclu entre la Première ministre britannique Theresa May et l'Union européenne sur le Brexit, plongeant de la sorte l'économie européenne dans son ensemble dans l'incertitude la plus totale. Néanmoins, Theresa May a été maintenue au pouvoir, son Parlement lui a accordé sa confiance ce mercredi.

Or les activités de Brussels Airport et de l'ensemble du secteur en Europe dépendent fortement de la conjoncture économique européenne, a rappelé son administrateur délégué. En cas de sortie effective de l'UE, comment seront réglés les droits de trafic avec la Grande-Bretagne dans les accords bilatéraux entre les deux parties, s'interroge-t-il ainsi.

Stabilité jusque 2020

Un accord transitoire pour le secteur aérien a cependant été conclu jusqu'en mars 2020, qui permettra de maintenir les droits de trafic dans leur état actuel. "Mais après cela, tous les scénarios sont possibles!", déplore Arnaud Feist. "Cette question doit être suivie de très près", insiste-t-il.

Pour Brussels Airport, la Grande-Bretagne ne faisant pas partie des destinations les plus importantes de son réseau, un Brexit aura surtout des conséquences administratives. "Faudra-t-il un visa pour l'Angleterre? Des contrôles renforcés devront-ils être mis en place? Quel impact sur les importations?", liste son patron. "Et puis, qu'en sera-t-il des consignes de sûreté?", se demande-t-il encore. "Il existe une confiance réciproque en la matière actuellement entre les pays de l'UE. Sera-ce encore le cas en 2020?"

L'aéroport n'est pas en mesure de chiffrer les conséquences financières d'une sortie de l'UE "puisqu'on ne sait pas où on va". Selon Arnaud Feist, "le scénario idéal serait qu'il n'y ait pas de Brexit".

Archives : Journal télévisé 16/01/2019

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