Les Diables rouges: un joli coup de pouce pour l'Horeca

Défaite de la Belgique hier soir, mais une belle Coupe du monde malgré tout pour les Diables rouges et, surtout, une belle Coupe du monde pour les commerces, les cafés et les supermarchés. Les ventes de certains produits ont explosé ces derniers jours, mais peut-on mesurer exactement l’impact du Mondial sur la consommation des Belges ? 

Dans les supermarchés, l’effet a été assez clair. Au rayon bières, par exemple, l’augmentation des ventes a atteint 25% par rapport à un mois normal. Pour Diego Louwers, responsable d’un Delhaize bruxellois, l’effet Coupe du monde est bien réel. "On vend beaucoup plus de bières, de rosés et de ‘snacking’, ces pizzas et ces plats à emporter, facilement cuisinables pour les supporters de nos Diables rouges.

Les ventes d’eau augmentent, les lendemains de match

Evidemment, reconnaît Diego Louwers, le temps a joué un rôle non négligeable. Mais il y a une troisième explication plus terre à terre : l’effet promo. Les supermarchés et les marques font de grosses réductions pendant le Mondial. Par exemple des offres "deux plus un gratuit", notamment sur les bières. Et quel que soit le moment de l’année, ce genre de réductions fait augmenter les ventes. Même s’il n’y a pas de demi-finale de la Coupe du monde.

Chez Carrefour, les ventes de vêtements ont aussi augmenté. Et l’eau : plus 10%. Et ces ventes "sans alcool" augmentent plus précisément les lendemains de victoire des Diables rouges, pour se soigner de l’augmentation de la vente de bières de la veille.

Une augmentation du débit de l’ordre de 50% à 60%

Pour le secteur de l’Horeca, la situation est plus complexe. Tout dépend des endroits qui diffusent le match ou pas. À la Fédération des cafés, des restaurants et des hôtels, le constat est que ceux qui diffusent les matchs remportent le jackpot. Ainsi, un gérant de café à Ixelles dit clairement constater une augmentation du débit de l’ordre de 50% à 60%. "Rien que le match, c’est environ 1700 litres. C’est exceptionnel. Pour les matchs comme la Coupe du monde, il y a toujours ce succès quand la Belgique participe".

C’est bingo pour tout le monde

Les autres établissements, cafés ou restaurants, qui font le choix de ne pas diffuser, souffrent les soirs de match, mais seulement les soirs de match, constate Yvan Roque, le président de la Fédération Horeca Bruxelles. Et au-delà du Mondial en tant que tel, c’est bingo pour tout le monde.

"Un petit pays comme la Belgique qui gagne la Coupe du monde est une publicité énorme pour les quatre ans à venir sur le tourisme. C’est très important, on a besoin de cette publicité. C’est donc vraiment un atout et c’est une opportunité. On ne peut que remercier les joueurs qui font tout pour gagner."

Voilà, la Belgique ne sera pas championne du monde, mais notre résultat donnera sans doute un petit coup de pouce au tourisme dans les prochaines années à Bruxelles et ailleurs dans le pays.

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