Les demandes de permis de bâtir sont toujours en baisse en Wallonie

Les demandes de permis de bâtir sont toujours en baisse en Wallonie
Les demandes de permis de bâtir sont toujours en baisse en Wallonie - © YORICK JANSENS - BELGA

Le salon Batibouw a ouvert ses portes aux professionnels, dès samedi il accueillera le grand public. Et cette 58ème édition pourrait bien connaître un succès d’affluence car l’immobilier résidentiel a retrouvé les couleurs.

Les chiffres le montrent, après plusieurs années difficiles, le secteur de la construction s’est remis à embaucher. Il y a du travail, les demandes de permis de bâtir et les emprunts hypothécaires ont augmenté de 4% l’an dernier, nettement plus vite que l’activité économique dans son ensemble puisque la croissance tournait autour de 1%.

Une baisse assez continue de la demande en Wallonie

Les taux d’intérêt au plancher ont favorisé le mouvement, beaucoup de ménages se disent que c’est le moment d’investir. Julien Manceaux, économiste chez ING, précise: "On a des volumes de prêts très importants qui ont atteint les 5 milliards en 2016, donc c’est plutôt un record. Par contre, quand on regarde les statistiques de permis de bâtir, on voit que c’est assez mal réparti. C’est-à-dire qu’il y a essentiellement le secteur des appartements en Flandre qui s’est très bien comporté, par contre, les premiers indices qu’on avait d’une baisse assez continue de la demande en Wallonie ont l’air de se confirmer puisqu’en Wallonie, en termes de construction de maisons d’habitation, on était sur 5000 permis de bâtir pour 2016 contre 9000 avant la crise. Donc c’est quand même une très forte diminution de presque la moitié. Et pour les appartements, ça s’est aussi nettement détérioré sur les 2-3 dernières années, semble-t-il".

Une enquête de l’Union wallonne des architectes montre d’ailleurs l’inquiétude des professionnels dans le sud du pays. La demande ne redécolle pas. Heureusement que la rénovation d’habitations anciennes se porte un peu mieux. "La rénovation continue de bien se porter. On est toujours autour d’un même montant, donc autour de 42 000 euros par projet. Par contre, il y en a eu beaucoup plus quand même sur les 2 dernières années, sur 2015-2106, et ça nous amène à peu près à 3 milliards de financements en prêts hypothécaires pour la rénovation. On a fait une petite enquête et il semblerait quand même qu’une majorité des propriétaires aient rénové leur bâtiment au moins une fois sur les 10 dernières années, donc clairement, ça reste une tendance forte", explique Julien Manceaux.
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK