Les chèques-repas électroniques dès l'automne 2010

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Le conseil des ministres a adopté vendredi en deuxième lecture le cadre réglementant l'introduction des chèques-repas électroniques. Les premiers paiements électroniques devraient être possibles à l'automne prochain.

Actuellement, 1,3 million de travailleurs bénéficient de chèques-repas sous forme papier. Pas moins de 250 millions de ces titres sont distribués chaque année.

Le Conseil des ministres a approuvé vendredi deux arrêtés ouvrant la porte aux chèques-repas électroniques.

Le montant des chèques sera placé, à la demande de l'employeur, sur un compte géré par l'éditeur - reconnu par les pouvoirs publics - des chèques-repas.

Les possibilités de paiement envisageables vont de la carte d'identité électronique à la carte d'un terminal bancaire classique, en passant par le paiement par SMS. Le moyen de paiement devra être gratuit pour le travailleur et susceptible d'être bloqué en cas de perte ou de vol.

Le travailleur aura aussi la possibilité de consulter son solde et le nombre de chèques-repas valables encore disponibles. Il recevra automatiquement un message de rappel une semaine avant l'échéance de la validité du titre.

"La moitié des établissements horeca n'ont pas de terminal bancaire"

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) est satisfait que les terminaux bancaires existants soient utilisés pour le chèque-repas électronique. "Il est également positif que les commerçants qui acceptent les chèques-repas électroniques reçoivent des garanties. Ainsi le commerçant verra l'argent sur son compte deux jours après le paiement avec un chèque-repas électronique. En plus, il ne devra plus avancer la monnaie de retour, puisque le client paie par carte", souligne le SNI.

Néanmoins, le SNI tempère en précisant que 50% des commerces et que 45% des établissements horeca ne disposent pas de terminal et pourraient dès lors subir une concurrence supplémentaire par rapport aux établissements équipés.

Le SNI pense qu'il n'est pas "opportun" de faire coexister deux systèmes de chèques-repas (papier et électronique) car deux systèmes ne feraient qu'accroître le travail administratif pour les commerçants.

Le SNI demande également de la transparence concernant le coût du chèque-repas électronique pour le commerçant. "Qui paiera par exemple les frais d'abonnement, de transaction ou de maintenance ? Nous ne tolérerons pas que les coûts pour les commerçants augmentent. Cela est hors de question",  insiste Christine Mattheeuws, présidente du SNI.


Belga

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