Les call-centers belges se redéploient, notamment au Val Benoît à Liège

Spécialisée dans les centres d'appel, la société limbourgeoise Callexcell poursuit son développement. Créée en 2009, elle investit 3,2 millions d'euros dans un deuxième site belge. Après sa base de Saint-Trond, elle se déploie à Liège, sur l'ancien site universitaire du Val Benoît.

Un nouveau contrat avec Lampiris pour une partie de Wallonie a accéléré l'idée d'une implantation en Wallonie: "Liège est tout proche. Saint-Trond faisait d'ailleurs partie de la Principauté, explique Karin Van de Velde, la CEO de Callexcell. Le Val Benoît? Nous sommes tombés amoureux du lieu avec vue sur la Meuse, du bâtiment si bien rénové. Et puis, Liège, nous connaissons très bien, mon frère et moi. Et Roland aussi, évidemment!" Roland? Duchâtelet, l'homme d'affaires et ancien Président du Standard de Liège, associé à la société et au projet.

Au cœur du stade de football

A Saint-Trond, Callexcell s'étend sur 3500m2 dans des locaux intégrés au stade de football. La société s'y sent à l'étroit et ne peut plus attendre l'octroi d'un permis de construction du côté de la tribune Sud du Staayen.

Le choix de Liège repose encore sur la proximité d'un quart du personnel du site du Val Benoît: "de 25 à 30% des nos employés à Saint-Trond, viennent de Liège, soit 120 environ. Nous allons leur épargner des kilomètres et des heures de déplacements", ajoute Karin Van de Velde.

Présente aussi à Maastricht, la société emploie près de mille personnes, dont un bon dixième destiné à l'encadrement des quelque 800 préposés aux appels.

Une autre image des centres d'appel

"Chez nous, 95% des appels sont des appels rentrants...Des consommateurs qui cherchent à résoudre un problème simple reçoivent des réponses automatisées. Pour des questions plus complexes, ils sont mis en contact avec un opérateur." Comme ses concurrentes sur le marché belge, Callexcell est encore aujourd'hui confronté à une image quelque peu dégradée du secteur des call-centers. "Nous n'avons pas de client qui nous demande de démarcher le citoyen, avec des tombolas, des cadeaux à retirer dans un show room...Nos appels sortants sont plutôt incitatifs. Comme vers ce consommateur qui n'utilise que quinze Euros sur les quarante mensuels dont il dispose pour son téléphone portable. On va lui proposer pro-activement de changer son abonnement à quinze Euros. Ce consommateur n'ira pas voir ailleurs. Vous savez ce que je remarque? Les sociétés ne veulent pas vendre trop, mais plutôt garder le client."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK