Les Belges ont dépensé 12% de moins en 2020 et la tendance se poursuit, selon une étude d’ING Belgique

En 2020, les Belges ont dépensé 12% de moins que l’année précédente. C’est l’un des constats qui ressort de l’étude IBEN, réalisée par la banque ING. La crise du coronavirus, le premier confinement puis le semi-confinement, ont fortement impacté les dépenses des Belges, ce qui a eu un impact sur quasiment tous les secteurs de l’économie du pays, à part la grande distribution et les petits commerces, indique l’étude. "Une tendance qui semble se poursuivre car en janvier 2021, les consommateurs belges ont continué de réduire leur consommation", indique la banque.

Les dépenses des Belges dépriment ?

Les dépenses et les transactions des Belges ont été beaucoup moins importantes en 2020 que les années précédentes. Et c’est une tendance qui se poursuit en 2021, indique ING Belgique. "En 2020, la population belge a dépensé 12% de moins en 2020 que l’année précédente et a diminué la quantité de paiements effectués de 16% sur un an", souligne le communiqué. Et d’ajouter, que la tendance se poursuit en ce début d’année : "Les Belges ont ainsi dépensé 15% de moins qu’en janvier 2020 (hors dépenses fixes) et les transactions ont dégringolé de 29%, comparé à il y a un an".

Le semi-confinement de l’hiver plus impacté ?

Selon la banque qui a réalisé cette étude, la période du semi-confinement "fait très mal à la consommation des ménages belges. Les montants dépensés sont en baisse de 17% sur un an et les transactions effectuées ont chuté de 26%". Et d’ajouter, "C’est une situation plus défavorable que celle observée lors du déconfinement de mai".


►►► Lire aussi : Les Belges ont dépensé 30% de moins en confinement, sauf en alimentation


Il semble que lors du déconfinement de mai, les inquiétudes des consommateurs aient été moins importantes, ou du moins les craintes quant à la reprise économique semblaient moins vives : "Au printemps peu de consommateurs craignaient que la crise sanitaire ne conduise à de nouvelles restrictions", souligne Charlotte de Montpellier, l’économiste d’ING Belgique.

Toutefois, le contexte actuel pourrait avoir un impact plus important dans la mesure où les inquiétudes et les incertitudes persistent. Il y a aussi un facteur de durée, les mesures de restrictions liées à la deuxième vague de l’épidémie s’étalent dans le temps et les perspectives de sorties de crise peu nombreuses. "Restrictions fortes, doutes sur la vitesse de la campagne de vaccination et craintes des conséquences économiques de cette longue crise – pèse davantage sur la confiance et donc sur la consommation des ménages", pointe l’économiste.

Quasiment tous les secteurs touchés

L’étude d’ING Belgique, publiée ce samedi, montre également que quasiment aucun secteur n’a été épargné par les changements des habitudes des consommateurs belges. Seuls la grande distribution et les petits magasins d’alimentation semblent résister.

Ce sont les dépenses liées aux vacances qui subissent le plus fortement les changements de consommation des Belges, avec "une chute de 50% en un an". Une tendance qui risque de se poursuivre pour le moment dans la mesure où les voyages essentiels sont pour l’heure interdits en Belgique. L’arrêté ministériel avait d’ailleurs été prolongé jusqu’au 1er avril.

Quant aux dépenses liées aux enfants, "comme les activités parascolaires, des dépenses de garde d’enfants et les jouets", elles sont en diminution de 21%.

Les soldes n’auront pas permis de soutenir le secteur de l’habillement et des cosmétiques qui subissent une baisse de 10% des dépenses. Pourtant les commerces non-essentiels sont rouverts depuis le 1er décembre.

Le commerce en ligne, grand gagnant de la crise ?

C’est une tendance plusieurs fois évoquée. Avec la crise sanitaire, et notamment pendant les périodes de confinement ou de semi-confinement, le commerce en ligne a explosé. En effet, l’e-commerce semble séduire de plus en plus de Belges.

C’est aussi ce qu’observe ING Belgique qui indique qu’en 2020 les montants dépensés en ligne par les Belges ont augmenté de 21% par rapport à l’année précédente, 31% pour les transactions en ligne. Ainsi les dépenses ont, de manière générale diminué, mais les habitudes ont également évolué, se portant de plus en plus sur le commerce en ligne.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK