Les banques grecques assez "fortes" pour surmonter la crise

Daniel Nouy, le 26 octobre 2014 à Francfort
Daniel Nouy, le 26 octobre 2014 à Francfort - © Daniel Roland

La présidente du superviseur bancaire européen Danièle Nouy a jugé mercredi les banques grecques assez "fortes" pour surmonter les turbulences liées à l'arrivée au pouvoir du parti anti-austérité Syriza, selon l'agence Bloomberg News.

"Les banques grecques font face à une situation difficile actuellement à cause des récentes élections, mais elles sont plutôt fortes", a déclaré Mme Nouy à Bloomberg Television, d'après des propos rapportés par l'agence de presse.

"Beaucoup a été fait pour renforcer leurs bilans ces dernières années", a-t-elle estimé. "Elles surmonteront cette crise comme elles ont surmonté les précédentes", a affirmé la présidente du superviseur bancaire européen, une institution mise sur pied en novembre dernier et chapeautée par la Banque centrale européenne (BCE).

Les banques grecques ont perdu plus du quart de leur valeur mercredi à la Bourse d'Athènes après les premières prises du position du gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, qui incluent un gel des privatisations et une renégociation de la dette du pays.

Les retraits dans les banques grecques ont fortement augmenté dans les semaines avant les élections, s'élevant à 11 milliards d'euros contre 3 milliards d'euros de retraits nets en décembre, selon une source proche du dossier citée par Bloomberg.

La Banque nationale de Grèce, la Banque du Pirée, Eurobank et Alpha, qui avaient été deux fois recapitalisées depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010, ont eu recours le 21 janvier, soit quatre jours avant la victoire du Syriza aux élections législatives, au programme de liquidités d'urgence (ELA) prévu par la BCE.

AFP

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